Ultime tentative de balayer la poussière sous le tapis

Tout le monde connaît le pouvoir de séduction et de persuasion de l'image,

Ultime tentative de balayer la poussière sous le tapis 

En 1991, le célèbre réalisateur américain, Oliver Stone, nouveau Sherlock Holmes, s'est lancé dans l'arène et s'est donné pour but d'élucider les causes de l'assassinat de John F. Kennedy à Dallas. Hollywood n'est-il pas coutumier de multiples tentatives de réécrire l'histoire des Etats-Unis et du monde et d'imposer des images frappantes d'une nouvelle vérité officielle à la gloire de l'empire? Dans un univers de la communication, l'impact de l'image sur les cervelles écrase les démonstrations ou les contestations écrites. Ecartant le rapport Warren, il se lance sur la piste d'une conspiration en relations avec ...la guerre du Vietnam - "The business of war" - autrement dit, l'industrie de l'armement. Il fait siennes les conclusions du procureur de La Nouvelle-Orléans Jim Garrison et du journaliste américain Jim Marrs.

M. Oliver Stone a peut-être été convaincu par les arguments de Jim Garrison et de Jim Marrs, mais je ne doute pas que le fait que son film ait été financé par le fonds Rothschild ait augmenté considérablement le pouvoir de conviction des thèses d'un complot qui aurait été fomenté à partir du lobby de l'armement. La thèse financière a été soigneusement évitée.

M. Oliver Stone avait peut-être besoin de faire quelques "concessions" afin de paver la route de son film de garanties de succès. Comme le disait un illustre ancêtre et fondateur de la Maison qui porte son nom, Mayer Amschel Rothschild : "Give me control of a nation's money supply, and I care not who makes it’s laws" (Donnez-moi le contrôle de la monnaie d'une nation et je ne me soucie pas de ceux qui font ses lois". Et si on remplaçait "lois" par "films": "Give me control of a nation's money supply, and I care not who makes it’s films"?

L'argent du fonds Rothschild s'est révélé d'une efficacité remarquable dans sa capacité à inciter un réalisateur célèbre à concevoir une opération hollywoodienne de fixation des soupçons dans une certaine direction. Rien de tel, n'est-il pas vrai, que de quitter une autoroute et de s'engager sur une petite route de traverse et ainsi, de focaliser de l'attention sur un "chemin qui ne mène nulle part", pour reprendre le titre d'un ouvrage de Heidegger. Les images et le talent du réalisateur impriment alors une certaine vérité dans les esprits. Tout le monde connaît le pouvoir de séduction et de persuasion de l'image, si bien que les spectateurs et les admirateurs d'Oliver Stone oublient qu'il s'agit d'un film, c'est-à-dire d'une oeuvre de fiction.

Les autres pistes de recherche des commanditaires de l'assassinat du Président Kennedy, au moins aussi sérieuses, sinon davantage, n'ont même pas été évoquées, pour le plus grand intérêt du généreux mécène. C'est ainsi qu'Hollywood écrit et impose sa vérité, laquelle devient progressivement LA vérité. Celui qui paie, commande.

Il est étonnant que le fait le plus troublant de tous, plus troublant même que celui de l'impossibilité, aujourd'hui encore, de connaître avec certitude l'identité du tueur est, comme je l'ai noté ci-dessus - celui de constater que quatre cents (je dis bien 400) personnes en relations même lointaines avec cet événement - y compris le personnel médical de l'hôpital Parkow où Kennedy a été admis, du portier au personnel médical, ainsi que des proches du tireur accusé, Lee Harvey Oswald, sont mortes en deux ans et que les autorités officielles ne se sont pas penchées sur cet évènement proprement stupéfiant.

Il est également extraordinaire qu'aucun des innombrables Sherlock Homes, amateurs ou professionnels, qui ont analysé le crime, la loupe à la main et le nez sur le macadam, ne se soit penché sur ces "coïncidences-là" et n'a osé prendre l'enquête à revers. Or, il est impossible, statistiquement, d'attribuer au hasard ou à des circonstances naturelles l'élimination systématique de la totalité des témoins, même les plus mineurs, liés à cette affaire .

Cette preuve statistique signe irréfutablement l'existence d'un complot de très grande ampleur. Quels sont le commanditaire ou le groupe disposant du personnel, des moyens financiers et du pouvoir suffisants afin de réaliser un tel "exploit" dans un laps de temps aussi court et cela de manière à ce que tout paraisse globalement naturel? L'élucidation de l'assassinat du Président Kennedy est au bout de cette enquête-là.

Allons, M. Oliver Stone, encore un effort!

NOTE

(1) Jonathan Cook : http://www.legrandsoir.info/les-sapins-de-noel-terrorisent-les-israeliens-counterpunch.html

 

Bibliographie

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Douglas Reed La Controverse de Sion

Jacques AttaliLes Juifs, le monde et l'argentHistoire économique du peuple juif. Fayard, 2002 (Livre de poche pour les références)

- Bernard LazareHistoire de l'antisémitisme

Etienne Boileau Les métiers et corporations de la ville de Paris. Rédigé en 1268

- Evangiles

- Mishna (Traduction en anglais, Ed. Soncino)

Maurice AllaisLes conditions monétaires d'une économie de marchés , Revue d'économie politique, mai-juin 1993.

- Maurice AllaisEconomie et Intérêt, 1998, Éd. Clément Juglar

Maurice AllaisA la recherche d'une discipline économique (1943)

Maurice Allais, Le Comportement de l’homme rationnel devant le risque : critique des postulats et axiomes de l’école américaine , Econometrica, vol. 21, 1953, p. 503-546

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http://ensmp.net/pdf/2009/Maurice%20Allais%20Lettre%20aux%20Francais.pdf

Michael ParentiDemocracy for the Few, St. Martin’s Press. New York. 1977.

- George Sylvester ViereckThe Strangest Friendship In History, Woodrow Wilson and Col. House, Liveright, New York, 1932 .

Godfrey HodgsonWoodrow Wilson's Right Hand: The Life of Colonel Edward M. House (Hardcover, 2006) -

S. Freud, W.C. BullitPresident T.W.Wilson, portrait psychologique, Payot 2005 (livre de poche).

 

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