Les modernes changeurs du temple

Ils ont transformé du papier en or !

10 - Les modernes "changeurs du temple" et leur système usuraire 

Les temps sont accomplis et les changeurs frauduleux chassés du temple de Jérusalem à coups de fouet sont de retour.images-2.jpg Ils ont édifié des temples de verre et d'acier d'où ils dirigent les sacrifices que les humains rendent à leur puissance. Les particuliers et les Etats sont leurs domestiques et tremblent devant leurs oukazes.

Je m'en vais vous mander la ruse la plus mirobolente, la plus simple, la plus efficace, la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus secrète, la plus perverse, une ruse qui laisserait les alchimistes eux-mêmes sans voix et si efficace que depuis un siècle entier, de Paris à Washington, à Londres ou à Berlin, ses inventeurs règnent en souverains sur le monde entier: ils ont transformé du papier en or.

Un mécanisme monétaire particulièrement astucieux leur permet de serrer le cou de leurs victimes: l'argent-dette. Les Etats deviennent alors des zombies obéissants à leurs injonctions. En effet, l'argent que les banques centrales mettaient autrefois à la disposition des Etats n'était chargé d'aucun intérêt. Une bonne gestion supposait que les rentrées fiscales - reflet de la richesse produite - couvraient le montant avancé par la banque centrale. L'inflation résultait d'une rupture de cet équilibre: elle signifiait que la richesse produite était insuffisante par rapport à la somme utilisée pour les besoins du fonctionnement de l'Etat.

De même que le demi-shekel du temple était vendu au triple ou au quadruple de sa valeur faciale, désormais, l'argent dont l'Etat a besoin afin d'assurer son fonctionnement est "emprunté" auprès de banques privées qui le font venir au monde par un simple jeu d'écriture, mais se font rembourser de la valeur faciale augmentée d'intérêts qu'ils fixent librement et dont le taux varie en fonction de la crédibilité du débiteur, avec du véritable argent, celui d'une richesse nationale produite par le travail des citoyens. *

Les citoyens sont devenus les mécènes des banquiers.

Ce système a été officialisé aux Etats-Unis avec la création le 23 décembre 1913 de la redoutable et envahissante mante religieuse financière qu'est la Réserve Fédérale. Pour imposer un mécanisme aussi frauduleux, les modernes "changeurs du temple" ont manifesté durant le siècle qui a précédé cet exploit une patience, une ruse et une capacité de corruption du personnel politique et médiatique particulièrement remarquables, que j'ai décrites minutieusement dans deux textes:

Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale 
Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza : Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House,

La FED dévore le monde

 

A partir de l'archétype de fonctionnement qu'est celui de la Réserve Fédérale, il est facile de comprendre le mécanisme de l'endettement universel des Etats, de l'appauvrissement des citoyens et de l'enrichissement exponentiel des banquiers, les véritables usuriers des temps modernes.

Le principe de la monnaie-dette a été étendu à la France par le Président Georges Pompidou qui fit modifier l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 en interdisant à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts: « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France». Avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France, qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt. Ancien employé de la banque Rothschild, le Président Pompidou remerciait ainsi son ancien employeur. Ainsi naquit la dette perpétuelle de la France. Aujourd'hui, 93% de la dette française est attribuable aux intérêts compensés.

Les dettes des Etats deviennent des océans impossibles à écluser et les nations sont ficelées au bon vouloir d'institutions privées, de plus en plus arrogantes, de plus en plus gourmandes, de plus en plus opulentes face à des citoyens de plus en plus harassés, pressés, harcelés par des dirigeants eux-mêmes apeurés et tremblants devant leurs nouveaux maîtres, les "changeurs" des temples de la finance internationale.

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Date de dernière mise à jour : 19/02/2013

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