Apothéose des usuriers

- Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza

Apothéose des usuriers 

Après avoir bafoué la Constitution américaine signée à Philadelphie en 1787 qui stipule en son article 1, section 8, § 5, que "c'est au Congrès qu'appartiendra le droit de frapper l'argent et d'en régler la valeur" et permis que ce droit régalien qui fonde la souveraineté d'une nation soit dévolu aux filiales un consortium de financiers privés, incrustés depuis plusieurs siècles en Angleterre, les Etats-Unis sont devenus, après la fin de la première guerre, les modèles économiques du reste de la planète. Cette situation s'est encore aggravée après la fin de la seconde guerre mondiale, qui a transformé l'Europe en un véritable satellite politique, économique et financier de l'Amérique, que sa soumission volontaire contraint de subir les conséquences des turpitudes des financiers américains et des crises que provoque leur voracité.

C'est pourquoi il est important d'analyser les mécanismes par lesquels le système usuraire créé le 23 décembre 1913 a volontairement généré des crises qui ont appauvri les nations, tout en enrichissant une poignée de banquiers, et de comprendre comment ce mécanisme, localisé à l'origine dans la sphère anglo-saxonne, est devenu une pompe aspirante de la richesse mondiale.

 

 

"En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un événement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi." Président Franklin Delano Roosevelt,

 

 

La création de la Réserve Fédérale - qui ne "fédère", entre elles que les banques régionales qui la composent et que les banquiers ont essaimées, pour des raisons de commodité et d'efficacité sur l'ensemble du territoire de la "nation indispensable" - signe le retour en majesté des "changeurs" et l'érection en grande pompe d'un troisième temple, à la gloire de la finance internationale et apatride. Le 23 décembre 1913 marque la renaissance, sous sa forme modernisée, de l'activité à la fois frauduleuse et officielle, des vendeurs des demi-shekels dans le temple de Jérusalem qui, après un siècle entier mensonges, de manoeuvres et corruptions divers sont parvenus à accoucher du monstre dévoreur des richesses de la planète et même à faire oublier leurs turpitudes et à devenir des personnages puissants et respectés.

13 - Mécanismes par lesquels les nouveaux "changeurs du temple" pillent la richesse des nations 

L'objectif claironné lors de la création de la FED était de stabiliser l'économie et de mettre fin aux crises en série qui avaient émaillé la fin du XIXe siècle.

Voir Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale , §5: Les crises monétaires successives : 1869 - 1873 - 1893 - 1901 - 1907.

Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza : Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House,

Il faut savoir qu'à l'époque, quatre types de coupures étaient en circulation:

Les billets, appelés Legal Tender Notes ou United State Notes (UNS) , étaient imprimés depuis le Legal Tender Act de 1862 d'Abraham Lincol, par le département du Trésor des Etats-Unis.

United States Note (UNS) Le sceau rouge de l'Etat est à gauche

Ils cohabitaient avec "Certificats" qui "certifiaient" la convertibilité en or ou en argent de la valeur faciale inscrite sur le billet. Gold and Silver Certificate étaient, comme l'indique la flèche rouge ajoutée, "Payable to the Bearer on demand - Payable au Porteur à sa demande" en or ou en argent métal.

 

Gold Certificate (payable en or au porteur)

Silver Certificate (payable en argent au porteur) - Remarquer que le sceau du Trésor est également rouge

A partir de 1914 et surtout de 1916, la FED commença à imprimer son papier monnaie, les Federal Reserve Notes (FNS), qui deviendront le dollar américain que nous connaissons aujourd'hui.

Federal Reserve Note FNS ( Argent nominal - Fiat currency - correspondant à une dette du montant inscrit sur le billet - Le sceau de la FED est vert , à gauche du billet

 

Cette variété de billets en circulation fut pain bénit pour nos modernes "changeurs du temple" modernes installés dorénavant au coeur de l'Etat. Leur objectif était évidemment d'imposer leur propre monnaie - simple reçu de dette - et d'éliminer les vestiges de l'indépendance de l'Etat.

Dès le lendemain de sa création, les banquiers de la FED mirent leurs pieds dans les pas des barons voleurs des crises monétaires antérieures. Entre 1916 et 1920, l'institution imprima des montagnes de sa propre monnaie, présentant ses Federal Reserve Note (FNS) comme équivalents aux United State Note (UNS) ce qui lui permit de doubler la masse monétaire en circulation. Les deux monnaies semblant interchangeables, de nombreux détenteurs candides et sensibles à la propagande qui vantait la commodité d'utilisation de la nouvelle monnaie, se dessaisirent également de leurs certificats garantis par l'or ou l'argent pour un papier garanti par rien, permettant aux banquiers de se faire rembourser en or à bon compte auprès du Trésor. La FED en profita pour inonder le marché de liquidités de son propre papier imprimé et d'offres de prêt à des taux si attractifs que de nombreux artisans et moult catégories désireuses de se lancer dans les affaires se ruèrent sur l'occasion.

Après l'afflux, le reflux. Sous prétexte de "surchauffe" et conformément au fonctionnement de l'accordéon, une brusque compression fut imposée en 1920, ainsi qu'un brutal appel au remboursement des prêts. Les motifs, comme toujours, semblaient parfaitement rationnels: il fallait bien lutter, n'est-ce pas, contre l'inflation, même si celle-ci était précisément provoquée par la générosité calculée dont avaient fait preuve ces mêmes honorables banquiers.

Une banqueroute de cinq mille quatre cents (5400) banques privées s'ensuivit, qui provoqua également la ruine des emprunteurs, contraints de rembourser sur le champ. De nombreux débiteurs aliénèrent leurs "certificats" - opération particulièrement rentable pour la FED, qui vit l'or et l'argent de l'Etat migrer dans les coffres de la City via ses filiales américaines.

 

Le bouquet final fut offert par le Congrès qui, en 1920, vota le "Independant Treasury Act of 1920", une décision qui, en fait "d'indépendance" aliénait le "Treasury Department of the United States government", c'est-à-dire la trésorerie américaine gouvernementale au profit du consortium privé composé des banques suivantes:

- Rothschild Bank of London 
- Rothschild Bank of Berlin 
- Warburg Bank of Hamburg 
- Warburg Bank of Amsterdam
- Lazard Brothers of Paris
- Israel Moses Seif Banks of Italy 
- Chase Manhattan Bank of New York 
- Goldman, Sachs of New York
Lehman Brothers of New York 
- Kuhn Loeb Bank of New York

Regrets exprimés par le Président Wilson dans son message d'adieu (1921) .

Il constate qu'il a livré la nation à des intérêts privés qui ont tué la liberté et l'indépendance du gouvernement légal des Etats-Unis. Une lucidité tardive d'un Président qui n'avait pas compris qu'il travaillait à l'appropriation du pays par un consortium de banquiers internationaux liés entre eux par des liens familiaux.

Voir: Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza : Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House,

"Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est privatisé et concentré. Par conséquent, toutes nos activités sont entre les mains de quelques hommes qui, même si leurs actions sont honnêtes et tournées vers l'intérêt public, sont nécessairement concentrées sur les grandes entreprises dans lesquelles leur propre argent est investi et qui, par la force des choses, gèlent, freinent ou détruisent une réelleliberté économique.

Nous avons limité le crédit, nous avont limité les possibilités, nous avons contrôlé le développement, et nous sommes devenus l'Etat le plus mal dirigé, l'un des plus complètement contrôlé et dominé du monde civilisé - il n'y a plus de gouvernement libre, plus de gouvernement ayant son propre programme et issu d'un vote de la majorité, mais un gouvernement représentant l'opinion et les directives de petits groupes dominants. "

"S'il existe dans ce grand pays des hommes assez puissants pour devenir les maîtres du gouvernement des États-Unis, ils deviendront les propriétaires de la nation.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×