1 - C'est là que tout a commencé

le Dieu dollar, le maître incontesté ?

 

Il était une fois un pays plus heureux que celui de Cocagne que la légende situe près de Naples et dont une montagne magique occupait le centre. Crachant à profusion de gros sandwichs bourrés de viande et des boîtes d'un liquide marron, sucré et pétillant, ce Vésuve alimentaire plongeait ses habitants dans la félicité. Plus béni des dieux qu'Argos, dans lequel Danaé, la belle captive, fut fécondée par le roi des dieux métamorphosé en une pluie d'or, ce lieu de rêve aimantait les aspirations d'une partie non négligeable de l'humanité.

 

Le Dieu-Dollar régnait en maître incontesté en ces contrées enchanteresses et ses tentacules enserraient la planète de l'orient au ponant et du septentrion au midi. Ses temples de verre et d'acier surgissaient de terre comme petits rosés dans les prés après la pluie.

New-York

Durant près d'un siècle les prêtres de cette divinité s'étaient gavés d'une nourriture alléchante offerte par les servants du Dieu de papier qui leur offrait des rendements qui dépassaient leurs espérances les plus folles. Ils n'avaient pas senti l'odeur de pourriture qu'elle dégageait. La Bourse flambait et la courbe des indices, telle l'échelle de Jacob, semblait devoir monter jusqu'au ciel.

 

2 - Des trous dans le manteau d'or 

" L'Empereur marchait en tête de la procession sous le magnifique dais, et de la rue, aux fenêtres , on s'extasiait: "Comme les nouveaux habits de l'empereur sont beaux ! La traîne du manteau, quelle merveille et comme elle s'étale avec splendeur!" Personne ne voyait rien, mais personne ne voulait le laisser paraître , de crainte de se montrer indigne de sa fonction ou stupide. Jamais l'empereur n'avait connu un tel succès vestimentaire. 
"Mais il n'est pas habillé du tout , il est tout nu!", s'écria un enfant dans la foule." ( Les habits neufs de l'empereur , conte d'Hans Christian Andersen, publié pour la première fois en 1835.)

Pendant que les financiers, les économistes, les politiciens, les spécialistes de tout poil de la chose monétaire se relaient aujourd'hui en une longue procession et essaient de faire croire au monde qu'ils continuent de tenir réellement entre leurs mains la "merveilleuse traîne" du système bancaire international qui, depuis des lustres, "s'étale avec splendeur" sous les yeux éblouis des badauds à leur fenêtre, un enfant crie dans la foule : "Mais le Dieu-Dollar n'est pas habillé du tout, il est tout nu !"

De profundis clamavi ad te Domine. Dieu-Dollar, écoute ma voix ... implorent les fidèles. Le marché finit toujours par remonter et par battre de nouveaux records " leur répond l'écho. Quelques trous malencontreux sont, certes, apparus dans le sublime manteau d'or, mais restez stoïques et laissez passer la tempête, claironnent leurs grands prêtres sur toutes les ondes et les télévisions de la terre. ll suffira de raccommoder la précieuse étoffe avec quelques centaines de milliards de dollars prélevés dans la poche des contribuables et le tour sera joué.

Car le mythique fleuve Pactole existait bel et bien, mais les pépites d'or s'étaient métamorphosées en milliards de billets verts qui fécondaient généreusement l'Empire depuis la fabuleuse invention, le 23 décembre 1913, de l'escroquerie du millénaire qu'avait été la création de la FED (Federal Reserve System) et de sa monnaie privée, système perfectionné à partir du 15 août 1971 par la décision d'une brochette d'alchimistes qui avaient sévi sous la présidence Nixon . Ils avaient réussi à faire croire au monde entier que leur papier verdâtre imprimé à volonté avait la même valeur que de l'or bel et bon qui garantissait depuis des siècles la stabilité des monnaies nationales et qu'ils avaient rabaissé au rang de "devise barbare".

Voir : Voyage circummonétaire à la recherche du Roi Dollar et découverte de la caverne d'Ali-Baba

 

Cette escroquerie financière initiale avait permis à ses heureux bénéficiaires de métamorphoser leur nation en Picrocholand belliqueux des temps modernes. Comme le roi Picrochole, célébré par Rabelais qui, à la tête de ses armées attaquait à tout vat ses voisins et qui mena l'inoubliable Guerre des fouaces dans leGargantua, les Etats-Unis, première puissance militaire de la planète, attaquent, bombardent, détruisent, pillent et volent sans vergogne tous les Etats de la planète dont ils convoitent les richesses et envoient au diable les lois internationales.

La FED, roi Midas des temps modernes

 

Certes, les habitants de ces contrées enchantées ont la bosse du commerce. Mais ils pouvaient d'autant plus aisément accumuler des richesses qu'ils s'étaient attribué un privilège monétaire exorbitant qui leur permettait de satisfaire tous leurs désirs et d'imposer leurs lois commerciales au reste du monde. A tous les coups l'on gagne, jubilaient-ils en se frottant les mains, tout heureux d'avoir réussi à flouer la planète entière

 

En effet, grâce à la fabuleuse escroquerie monétaire dont bénéficiait l'Empire, un gigantesque royaume des ombres grouillait, s'épanouissait et prospérait dans les sous-sols des forteresses bancaires. La termitière fonctionnait quasiment en vase clos. Une ingénierie subtile, minutieusement mise au point et constamment réactualisée réglait et conditionnait la vie politique et sociale du pays et telle une colossale hydre de l'Herne aspirait par ses mille bras et ses mille têtes les forces vives de la quasi totalité de l'univers.

Voir : Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationalehécatonchires
- Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza : Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House

 
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