chant choral

La "dogora mania"

Lors du dernier concert de Dogora le 1er juin, une choriste de Lille (qui avait aussi participé au concert du Futuroscope) a fait exprès le déplacement pour participer à cette fête. Son vécu de l'évènement se trouve dans le lien ci joint. Mieux que nous ne pourrions le faire nous même, elle a décrit l'esprit de notre association. 

http://www.dogoramania.com/blog/index.php/2013/06/05

Saison 2003 / 2004

Canto General

Tirant les leçons de « Stade 2000 » Dorothée et Augustin, souhaitent la création d’une structure plus souple pour gérer les projets à venir. Confier la gestion à une association pérenne qui, contrairement aux 2 autres, ne sera pas appelée à se saborder une fois le projet réalisé. Autre intérêt d’une telle structure : se constituer une réserve d’argent permettant le lancement d’un nouveau projet sans être dans les transes financières qu’engendrent forcément, et surtout au départ, une telle organisation.

Le 30 octobre 2003, une réunion s’est tenue à EXCO Châtellerault. Etaient présents : Françoise Vaslin, Thierry Ancelin, Dominique Ravard, Charles Nicol. Lors de cette réunion, ont été établis le budget prévisionnel et les statuts de l’association « Concerts en Vienne »0132-2.jpg

Président                    Dominique Ravard

Vice président :          Charles Nicol

Secrétaire :                 Jean Marie Morange

Trésorier :                   Françoise Vaslin

Trésorier adjoint         Thierry Ancelin

Viendrons compléter l’équipe :

Aline Crowther, chargée de gérer la billetterie

Annette et Michel Barreault conception visuel et programmes

Geneviève Bonnifait Gestion du site internet

Dès le départ nous nous heurtons au problème crucial du manque de trésorerie, d’autant plus que Romanos, l’éditeur de Mikis Théodorakis, a des exigences pour accorder les droits relatifs aux partitions. En effet son organisation exige 150 euros par morceaux et par concerts. Ayant programmé 5 concerts, au cours desquels nous chantons 8 tableaux, l’adition est salée : 6000 euros, auxquels viennent s’ajouter 700 euros de transports pour des partitions que nous n’utiliserons pas. Une fois de plus nous devons faire appel à la générosité des choristes qui paieront leurs partitions 15 euros.

Le premier objectif est donc de faire rentrer des sous. Comment ?

Les ressources d’une telle organisation proviennent de plusieurs sources :

Les subventions sollicitées auprès des collectivités territoriales, Région, Département, Villes. (mais le temps qu’elles soient votées et mandatées, il s’écoule « un certain temps »)

Les sponsors : essentiellement les commerçants et industriels qui achètent des espaces dans le programme.

Les ventes des billets pour les concerts, mais en octobre 2003 on est encore loin des dates de concerts.

La source la plus rapide est de toute évidence les sponsors, il faut donc prendre son bâton de pèlerin et entamer les démarches. Fort des succès de « Stade 2000 », on se dit que la liste des sponsors figurants sur le programme de cette manifestation, s’inscrira facilement dans ce nouveau projet. Pour ceux qui ont les 2 programmes ils pourront constater que très peu figurent sur les 2 documents. Il faut donc à nouveau « se vendre », solliciter nos relations personnelles pour couvrir cette ligne budgétaire. Certains, immergés dans une structure commerciale qui a un pouvoir sur les décisionnaires, y arrivent mieux que d’autres. En l’occurrence, toutes les compétences mises à contribution feront que les rentrées seront plus de 2 fois supérieures aux prévisions.

Répétitions

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Autre souci, le choix des salles.

A Châtellerault la salle initialement prévue ne peut être retenue, Jean Marie se démènera pour obtenir « Le Chillou »

A Migné, la SACOA sollicitée, refuse son accord (trop pénalisant pour l’équipe commerciale)

A Chasseneuil, on visite la gare du Futuroscope, pas adaptée ! Avec Philippe Jonvel, on envisage le Palais des congrès. Avec ses 1100 places et sa scène, cette salle serait idéale mais, gratuitement. Après de nombreuses démarches auprès des élus du conseil général, après avoir été tenu en haleine plus de 2 mois, le verdict tombe : 8000 euros la soirée (prix d’ami)

Nous sommes début avril et la désignation des lieux de concerts doit se faire impérativement car elle bloque les commandes à l’imprimeur des affiches, programmes et billets.

Augustin et Dorothée prennent la décision, ce sera Jaunay-Clan et la Halle des sports du campus universitaire.

Concernant cette dernière salle, il fallait la rendre compatible à sa nouvelle utilisation : Protection du sol, installation d’un podium pour les choristes.

Michel Bonté, responsable des équipements sportifs du campus, se révélera un homme plein de ressources. Pour la protection des sols , la foire expo ayant juste fermée ses portes, nous nous sommes retrouvés le lundi matin à 8h parc des expos, pour arracher la moquette. Sous les praticables, il fallait une surface plus dure que la moquette. A St Julien l’Ars, le comité des fêtes disposent de planchers en agglo. 4 tonnes à trimballer et installer. Les services techniques de la CAP ont assuré la mise en place des praticables, des chaises, des tours support des projecteurs, de la sono. Compte tenu de l’effet de serre de la salle, il a fallu louer 2 extracteurs d’air pour maintenir une température supportable. Le peu de « commodités » existantes a même fait envisager la location de WC de chantier. Au dernier moment, on s’est aperçu qu’il manquait de la décoration florale. Michel appelle la responsable des services espaces verts du campus et nous avons le décor que vous avez pu apprécier.

Chapeau Michel bonté !p4120009-2.jpg

répétition instrumentistes

Imprimerie :

Pour ce qui est de l’impression des documents, aussi bien pour le Gloria que pour Stade 2000, on avait pu compter sur France Télécom qui avait pris en charge ce poste. Compte tenu des restrictions budgétaires de cette administration, le coût de ce poste nous incombait entièrement. Avec des quantités calculées au plus juste : 10 000 tracts (A5) 5 000 affichettes (A3) et 2000 programmes il fallait trouver le juste prix. Un appel d’offre auprès des entreprises concernées, Médiagraphie se révélait la plus intéressante moyennant 3000 euros pour l’ensemble.

Le « visuel », maquette qui servirait à illustrer toute notre campagne publicitaire, a été conçu par Evelyne Boyard (infographiste) conseillée par Miche Barrault, sur une idée originale de notre Président, Dominique Ravard. Les premières réactions devant cette affiche, sont qu’elle évoquait plus une invitation au voyage qu’à un concert. Mais n’était ce pas là justement le but : Faire voyager les spectateurs dans l’univers de Pablo Neruda.

Pour ce qui est de la billetterie, la législation impose d’avoir sur chaque billet, le lieu, la date, l’heure, l’organisateur du concert. En avril, comment savoir combien il fallait faire imprimer de billets pour chacun des lieux de concert, d’autant plus qu’il y avait 3 tarifs (12, 15 et 17 euros) D’où l’idée de la pré vente dans les chorales avec une date butoir : 15 avril (avant vacances de Pâques)  A partir des résultats obtenus, on pouvait donc lancer l’impression de la billetterie  (sauf que 3 des chorales participantes n’avaient pas tenues compte de la date butoir) Rodée par Concerts stade 2000, Aline Crowther gèrera de main de maître la billetterie.

La campagne médiatique. Dans ce domaine, il est important d’intéresser les différents média au projet

Le 30 janvier l’ensemble des médias était convoqué à une conférence de presse qui s’est tenue maison des étudiants. L’opération était lancée.

Contact avec FR3 qui, sur l’intervention de Marie Agnès Cordier (Rédactrice en chef) programme un premier reportage en février, ils en feront un second le 17 mai et diffuseront sur leur site internet un reportage très accrocheur.

Les 2 quotidiens, Nouvelle République et Centre Presse sont contactés. La NR ne donne pas suite, le rendez vous sollicité auprès de son directeur ne sera jamais accordé.

 Centre Presse nous propose un partenariat qui se révélera efficace tout au long du déroulement du projet. Leur proposition d’expédier le journal (2000 exemplaires) « spécial Canto » comprenant la dernière page entièrement consacrée au projet, nous sied parfaitement. Pensant que notre cible privilégiée était les choristes non participants au Canto, nous adressons une demande auprès des chorales (80) afin qu’ils nous confient le listing de leurs adhérents. A peine 10% nous répondrons.

Contacté par Geneviève Bonnifait (notre webmaster) nous signons avec Radio France Bleu Poitou Charente, un contrat de partenariat, 4 spots jour à partir du 15 mai et une interview de Dorothée.

Autre partenaire sur ce plan, Vitalis (ex société transports poitevin) qui propose un affichage dans les bus pendant 15 jours et la vitrine de leur point de vente au centre de Poitiers

Répétition maison des étudiants


Le site internet.

Compte tenu des capacités professionnelles de notre Président et des moyens dont il dispose, l’élaboration du site est confiée à Geneviève Bonnifait qui réalisera un chef d’œuvre en la matière. Trait d’union de tout ce qui se passe autour et dans le « Canto » les « branchés du net » ont pu suivre les informations ayant trait au projet, au jour le jour.

Relations avec les collectivités

Au conseil général, excellente collaboration tant avec Mme Barrière qu’avec Isabelle Houiller à la communication. Les services des sports et services techniques de la CAP, se sont montrés très coopératifs, Mme Delrue  (cabinet du maire chargé des festivités) un peu moins.

A Jaunay-Clan comme à Chauvigny, excellent accueil et gratuité des services.

A la SACEM, le directeur nous a « reproché » d’intervenir un peu tard, leur budget de partenariat étant voté en début d’année (pour le prochain projet il faudra en tenir compte)

Relation avec l’association « Un hôpital pour les enfants »

Tout comme pour stade 2000, les membres de l’association caritative ne se sont pas mobilisés pour soutenir le projet. Alors que nous les avions rencontrés en janvier (D et A Maillard, Dominique et moi) nous étions intervenus pour faire passer le message suivant :

Si nous voulons que l’ensemble du chiffre d’affaire du concert « Lawson Body » soit reversé à l’association, il faut nous aider à remplir les salles des concerts précédents.

Il n’en a rien été, la vente organisée dans le hall du CHU ne représentera que 11 billets et tous pour Lawson Body.

Lawson body, notre salle "magique"

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Offices de tourisme :

Dans le but de centraliser la vente des billets, nous avons choisi les offices de tourisme de Poitiers et Châtellerault. Il est d’usage dans ce genre de mission que la structure chargée de la billetterie se rémunère à hauteur de 10% (ce fut le cas pour le Gloria et Stade 2000) Ici, le directeur de Poitiers, J Y Grulier, accepte de prendre la billetterie sans contrepartie (une manière de participer à notre projet) Il ne savait pas à quoi il s’engageait le pauvre ! Déjà pour Jaunay Clan, la demande dépasse la capacité de la salle. Pour Chauvigny, le gros du travail est assuré par Roger Madoux, mais la demande est aussi présente à Poitiers. Quand au concert du 12 juin, c’est de la folie. Jamais les employées de l’office n’ont subi une telle pression ! Quand le 8 juin on a pris la décision de stopper les ventes, la capacité de la salle Lawson Body étant atteinte (2400 places) elles étaient assaillies de réclamations (plus ou moins aimables). Ce sont elles qui nous ont implorée de donner un concert supplémentaire.

Les pots de fin de concert

Si ils ont forcément un coût, ils nous ont semblé indispensables à la fois pour le moral des troupes, mais aussi c’est bien le moindre des remerciements que l’on pouvait manifester vis-à-vis des principaux acteurs, ceux sans qui le projet n’existerait pas. C’est aussi le seul moment convivial où on se retrouve le verre à la main et où on peut commenter et dialoguer.

C’est Jean Marie qui a assuré ce service.gconcert2.jpg

Quelques réflexions personnelles :

La décision de créer une petite structure pour gérer les rassemblements de chorales, pouvait se justifier par rapport à la lourdeur de Stade 2000. Encore faut-il que les membres de cette « petite structure » s’attellent tous pour tirer la charrette.

Dans toute association, hormis le fait qu’il faut vis-à-vis de la préfecture désigner un président, un secrétaire et un trésorier, ceux qui acceptent ces postes ne sont pas là pour se cantonner dans leur fonction. J’ai l’intime conviction que certains se sont engagés dans ce projet avec comme ferme intention d’y consacrer le moins de temps possible (considérant, peut être, qu’ils avaient trop donné pour stade 2000)

Dans la conduite d’un projet d’une telle ampleur, on est amené à prendre des décisions importantes qui engagent l’association. Dans ces situations, la bonne règle veut que l’on provoque une réunion du bureau pour décider tous ensemble de la marche à suivre. Une telle réunion devait être d’autant plus facile que l’on était peu nombreux. Pour celui qui est en situation de prendre la décision, le fait d’avoir l’avis de tous les acteurs est aussi réconfortant sur le plan institutionnel que sur le plan moral. Heureusement que la décision de coopter d’autres membres a été prise, leur efficacité a été précieuse.

Pour ce qui est de toutes les décisions qui ont été prise auprès de tous les partenaires du projet, elles sont le fait du Président et de moi-même.

Choeur et instrumentistes en fusion


Pourquoi un tel succès ?

En matière de communication, la promotion d’une manifestation forme un tout.

Nous avons eu une bonne couverture des médias (à part la NR) Centre presse s’est comporté en partenaire exemplaire.

Mais de mon point de vue, ce qui a été déterminant c’est la promotion qu’ont fait les choristes auprès de leurs proches. Le bouche à oreille a très bien fonctionné. Dès l’instant où on a refusé du monde à Jaunay Clan et Chauvigny, les mélomanes ont voulu assister à un concert pour savoir ce qui provoquait un tel engouement. Le fait aussi que, 8 jours avant le concert du 12, l’office de tourisme n’avait plus de billets à vendre, a joué aussi auprès de ceux qui n’avaient pu obtenir de places. Autre point fort : la prestation du chœur et de ses accompagnateurs, la spécificité de l’œuvre, sa puissance, son originalité qui a suscité un engouement auprès des mélomanes au point de les faire assister à plusieurs concerts.

Le seul bémol est le concert de la halle des sports. C’est celui qui nous a le plus mobilisé pour l’installation, qui nous a coûté le plus cher en moyens et celui qui nous a rapporté le moins. Si nous avions reporté sa date de 8 jours, pour le donner après Chauvigny, nous aurions, là aussi, fait le plein.

La fiesta du 26 juin

Quel cadre ! Il y avait le ciel, le soleil et …., non pas la mer mais la piscine. Trop de soleil nuit, et les participants ont passé l’après midi à s’abriter à l’ombre du grand cèdre, échangeant leurs impressions sur ces merveilleux moments qu’ils venaient de vivre.

Le président n’avait pas ménagé sa peine en mobilisant ses acolytes du mouvement éclaireur.

Tente servant de cadre pour la remise, non pas des Césars, mais des cadeaux et tee shirts  (idée qui a séduit les choristes qui en voulaient tous) Les barbecues, tout était en place pour la fête. Dommage qu’il  n’y ait pas eu plus de participants, mais les plus motivés étaient là ! (Tout au moins les plus convaincus)

Autour de la piscine, ceux qui n’avaient pas peur de se mouiller ! Et le Président est de ceux là ! Il fallait le voir plonger, le bougre, soulevant des lames de fond, de toute évidence cet homme là aime l’eau ! Notre hôtesse, Giséle qui, au cours des concerts s’est faite remarquer comme une sonneuse de cloches de charme, a ouvert son domaine avec beaucoup de gentillesse.

19h, l’après midi touchait à sa fin et tout le monde attendait avec impatience le dénouement. 19h30 toujours rien à l’horizon, l’apéritif se faisait désirer. Coup de fil du président : J M était chez le traiteur (à Châtellerault) chargé de préparer les ingrédients. Sur les coups de 20h15, tranquille comme Baptiste, avec sa décontraction habituelle, J M arrivait enfin ! <<Bof ! y avait pas le feu au lac ! » Ben si, Jean Marie, y avait le feu dans les gosiers et dans les cœurs !

Foin du discours d’où émanait toute l’humanité d’un homme, heureux d’avoir conduit ses troupes au succès. La distribution des récompenses…. La générosité des choristes qui, par Liliane Casteuble, s’est faite leur porte parole, pour offrir une caisse de bouteilles de vin à l’équipe organisatrice.

Ce repas champêtre sous la lune…..Ce diaporama préparé par notre infatigable président, moment magique où, visionnant les images qui se succédaient sur l’écran, le chœur reprenait les tableaux du Canto.

Que ne peut on figer de tels moments ! La communion des esprits dans une même intimité partagée ! Et cette question lancinante <<Quand recommence t’on ?>>

Vue panoramique


Le Futuroscope comme cadre

Philippe Jonvel, Président de la chorale « Prélude » est aussi cadre au Futuroscope. Le parc, dédié à l’image, cédant à la gentille pression de Mme Raffarin, marraine d’une association pour les non voyants, ouvre un espace dédié au handicap de la mal voyance. « Les yeux grands fermés » C’est un espace plongé dans l’obscurité totale, dans lequel, guidé par un aveugle les visiteurs font un parcours initiatique. Tous les autres sens éveillés, le visiteur tente de deviner le lieu où il se trouve en se basant sur les bruits, les odeurs des différentes salles qu’il parcourt.

Début mars, nous sommes conviés, Dorothée, Augustin, Dominique et moi, à une réunion au Futuroscope. Nos interlocuteurs : Dominique Hummel Président du parc, Mme Raffarin en tant que marraine des « Yeux grands fermés » Claude Foucher, Président de Rétina France, Philippe Jonvel. Le but de cette réunion est d’organiser pour le 15 avril, date de l’inauguration de cet espace, un rassemblement de chorales qui donneraient quelques morceaux de leurs répertoires.  Cette initiative était dans le droit fil de ce que Rétina organise chaque année avec « mille chœurs pour un regard ». Prenant la parole, je présente l’association « Concerts en Vienne » ses buts, ses objectifs. Je conviens qu’une telle organisation ne posait pas de problèmes majeurs, mais que nous avions beaucoup mieux en « magasin » : Le Canto.

Toutefois, l’organisation d’un concert ne pouvait se faire en si peu de temps, il fallait prendre en compte la disponibilité des solistes, instruments et instrumentistes.

Les officiels présents tiquent un peu car le but de cette réunion était, à leurs yeux, l’organisation de la journée inaugurale. Après un léger flottement où l’on a senti qu’on allait être remercié, D Hummel reprend la balle au bond et demande des précisions. La date retenue : 18 juin. Le parc, compte tenu de ses restrictions budgétaires, se cantonne dans le lieu d’accueil, charge à « Concerts en Vienne » d’endosser tous les risques financiers. Sachant en sous main qu’on pourrait obtenir de la part de relations de Mme Raffarin, un soutien potentiel, sans savoir sous quelle forme, nous acceptons le challenge.

Deux mois et demi, c’est très court pour mettre en place tous les paramètres qu’implique un tel concert.

Le budget de départ, ne prend en compte que le plateau artistique (instrumentistes, solistes, chefs de chœur), la SACEM,

La diffusion (imprimerie affiches, tracts, programmes)

Les accessoires techniques : Gradins choristes, sonorisation, le transport de ces éléments.

Très vite nous nous rendons compte que la sono, en plein air, pour une bonne diffusion du son, il fallait mettre le prix. Les réunions de coordination avec les responsables du Futuroscope, révèlent que le poste « sécurité » (contrôle des installations et accessoires techniques, poste croix rouge, équipement électrique) fait monter sérieusement les coûts.

                                                                                                            

Le peu de temps imparti, ne nous laisse pas la possibilité de monter des dossiers de subventions, la seule source de financement possible, c’est la vente d’espaces publicitaires dans le programme. Lors de l’inauguration officielle des « Yeux grands fermés », nous sommes mis en contact avec un professeur de l’hôpital Necker, relation de Mme et Mr Raffarin, qui se révélera un partenaire très efficace en nous mettant en contact avec des entreprises travaillant dans le domaine de la vue.

Merci également à Marie-Elise Guilloux de « Tapis rouge » qui a su fr


apper aux bonnes portes locales pour vendre des encarts. C’est donc avec un budget en équilibre que nous pouvons aborder la phase finale : Le concert du 18 juin.

Sur le plan du « faire savoir », Centre Presse une fois de plus se révélera un partenaire efficace, France3 se contentant d’une page WEB sur son site internet, très bien faite, mais combien de spectateurs se sont ils décidés, à partir de ce support ? Radio France bleue a ouvert son antenne avec parcimonie, radio accord également.

Le fait que nous ayons eu une bonne couverture l’an dernier, que le Canto a été donné 7 fois déjà, n’a-t-il pas créé un sentiment de déjà dit auprès de ces médias ?

Week-end de la polyphonie

Nous avons peut être péché par excès d’optimisme, en proposant à plus de 4000 chorales (40 départements) l’accès au parc, avec en prime notre concert et, la possibilité à leur tour le lendemain, de donner quelques morceaux de leur répertoire.

Une dizaine de chorales ont répondu, pour dire que c’était trop tard, engagé dans d’autres projets.

Pour notre prochaine « aventure » (2008) est il envisageable de renouveler l’opération, en négociant avec le parc, la gratuité aux chorales s’inscrivant dans le projet, pour le lendemain ?

Le concert du 18 juin :

Quelle soirée ! Quel bonheur !

Vraiment on ne pouvait rêver mieux (si non un peu moins chaud).

Mais ce cadre !


Ce public enthousiaste, debout et en redemandant encore et encore !

Des choristes tellement heureux de chanter cette oeuvre qui vous prend et vous donne la chair de poule.

Des choristes aussi au bord des larmes à l'idée que l'on tournait la page du Canto dans ce "happy end"

Ces "décideurs" conquis par la puissance dégagée par le choeur, séduit par la musique et les rythmes de Théodorakis ! Étonnés de voir l'engouement suscité dans le public.

Vraiment on ne pouvait rêver meilleure apothéose.

Le chant choral a conquis ce 18 juin ses lettres de noblesse départementale et la clé d'accès à la vitrine du département: Le parc de l'image.


Je garde aussi à l'esprit, l'élan de bonne volonté où, malgré la fatigue (surtout causée par la chaleur) tout le monde a participé au démontage des infrastructures, dans la bonne humeur.

Ces colonnes de fourmis dévalant la pente en pleine nuit, chargées d’éléments de la structure des gradins, croisant celles qui remontaient les mains vides.

Chapeau bas M’sieurs dames, vous avez été épatants !

Lundi matin, quand l’équipe chargée de ramener à la FOL, les éléments des gradins était en action, Charles Triguéros, le régisseur du parc, m’a adressé ses félicitations pour la manière dont nous avons évacués les encombrants et la netteté du site, débarrassé de toutes matières polluantes. On est reparti la tête haute.

Mon complice Philippe

L’organigramme du Futuroscope est constitué d’une foultitude de Directeurs aux cartes de visites bien remplies, occupant des fonctions dont le commun des mortels ne soupçonne pas l’existence. Dans ce méandre, il est difficile de savoir quelles sont les personnes décisionnaires. Nous, pauvre amateurs, considérés au départ comme tel par les « Responsables de la communication interne et du marketing stratégique » et autres « Responsable partenariat marque et média » ou « Responsable relation presse et relations extérieures ». Perdus dans ces subtilités hiérarchiques, nous avons eu beaucoup de mal à trouver le bon interlocuteur (trice), celle qui prendra en main le projet et nous fera confiance. Heureusement nous avons dans la place notre cicérone qui saura nous piloter dans ces arcanes peuplées de pièges. Philippe s’est montré tout au long du projet, l’homme ressource. Il ne s’est pas passé un jour sans que nous ne nous concertions pour anticiper les problèmes qui se dressaient sur le chemin au fur et à mesure de l’avancement du projet, pas un jour sans que nous échangions des idées, mettions en commun nos suggestions.

Amitié

Petite conclusion temporaire de D et A

Pour nous, exercer notre passion qui est devenue notre métier, pouvoir choisir nous-mêmes les morceaux qu'on va monter, travailler avec des chanteurs ayant la même passion que nous, certes ayant un autre métier, mais qui peuvent mettre ces autres capacités professionnelles au service des projets, et au final, lever les bras et entendre sonner cette musique magnifique devant nous, tout celà est pour nous une grande chance et un grand bonheur !

Comme on disait dans l'éditorial du programme : on est tous des maillons d'une grande chaîne, maillons de fonctions différentes, mais c'est justement l'addition de ces différences qui permet la réalisation de projets supers !

Bref, pourvu que ça dure !!

Dogora au Futuroscope

Comment qualifier cette soirée où 1000 “acteurs” (le mot artiste ne s’appliquant pas à ces choristes bénévoles) se sont produits devant plus de 7000 spectateurs ?
Le mot qui me vient à l’esprit: Mémorable
Dans cet écrin de verdure dominé par l’emblème du Futuroscope, son premier bâtiment qui affiche 25 ans, cette boule géante qui fut longtemps l’image du parc de loisir, les pelouses en pentes accueillent les spectateurs.dogora-fut0069-1.jpg Face à eux, les gradins qui vont recevoir les choristes, qui constituent le joyau de cette soirée. Le crépuscule en cette soirée de fin août, nimbe ce décor accentuant le mystère entourant cette structure. Les projecteurs illuminent ces gradins pour l’instant vides et soudain, tout s’anime ! Le long ruban multicolore craché par les 3 accès réservés dans la structure, s’écoule en 6 serpentins gravissant les différents niveaux. Les 800 choristes et les 200 enfants, heureux de se produire dans un tel environnement s’installent en un ordre impeccable.
Au pied des gradins un espace recevant l’orchestre symphonique scintille sous les feux des projecteurs mettant en valeur les cuivres et percussions.
Tous les acteurs sont en place, il règne une athmosphère d’attente d’un grand évènement souligné par le Directeur du Futuroscope mettant en exergue la dimension “imaginaire” du parc et  l’oeuvre d’Etienne Perruchon, présent dans la foule.
Reste à mettre cet ensemble en mouvement, les deux chefs Dorothée et Augustin Maillard sont les déclencheurs attendus. Et magiquement leur baguette ouvre le spectacle: dogora-fut0125.jpg
Tagni viconia! éclate révélant dès les premières notes la puissance d’un tel ensemble.
Le langage imaginaire de l’auteur compositeur s’épanouit dans cet univers dédié à l’image et conçu pour provoquer le rêve. L’alternance des choeurs, enfants (bien en évidence tout de blanc vêtus) adultes, solistes, orchestre, forme une architecture musicale qui transporte les spectateurs dans un univers insolite, harmonieux, servi par la puissance de ce choeur exceptionnel. Les spectateurs sont sous le charme et réagissent aux différents rythmes des mélodies, vivent intensément ce moment magique, participent en chantant avec le choeur la Vidjamée, sous l’impulsion d’Etienne Perruchon venu rejoindre les solistes
Et, quand à la fin, dans le but de marquer ce vingtcinquième anniversaire le choeur entonne
<<Joyeux anniversaires>> les 7000 spectateurs se fondent en un immense choeur.

Etienne Perruchon auteur-compositeur de Dogora 

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