Billets de chanicol

D'aventure en aventure

<< Et d’aventure…. En aventure…>>

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Essai de Chronique, sur une idée de Charles Nicol

Histoire d’une aventure qui a entraîné des centaines de choristes poitevins dans l’univers merveilleux de grands chœurs, l’étude et l’interprétation d’œuvres qu’une simple chorale ne pouvait envisager de travailler seule

Et d'aventure en aventure ....

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Air bien connu qui me colle à la peau depuis que j’ai mis le doigt dans l’engrenage des rassemblements de chorales.

« Vivaldi en Vienne »

1997 suite à une conversation d’Augustin Maillard à Oiron avec quelques chefs de chœurs, conversation portant sur l’éventualité de monter le Gloria de Vivaldi, le projet voit le jour.

Dès la 1ère réunion à Fontaine le comte, on s’aperçoit que le projet suscite un grand engouement auprès des chorales et que sa mise en place demandera une organisation structurée.

Se sont inscrites dans le projet les chorales de : Buxerolles, Chauvigny, Fontaine Le Comte, Iteuil, Lusignan, Migné-Auxances, Montmorillon, Oyré, Poitiers chœur du CNR, Chœur du Lycée Victor Hugo, St Benoît, St Savin, soit 450 choristes.

De l’idée qui suscite l’enthousiasme, à sa réalisation, il y a un grand pas à franchir, d’autant plus que pour tout le monde, le projet est innovant, personne n’ayant jusque là mené un projet d’une aussi grande envergure.

Le 10 janvier 1998 se tient, l’assemblée générale constitutive de l’association « Vivaldi en Vienne ». Le bureau est constitué de :

Jean Louis Jalbert     Président (Fontaine le Comte)

Charles Nicol             vice président (Migné)

Dominique Ravard    vice président (CNR)

Geneviève Bonnifait secrétaire (Fontaine)

Patrica Lucquiaud     secrétaire adjointe ( Iteuil)

Yann Méheux                        Trésorier (Chauvigny

Aliette Chagnaud       Trésorière adjointe ( St Benoît)

Afin d’associer les chorales à l’organisation, des commissions sont créées : Communication ; Représentation ; Finances ; Secrétariat ; Technique.

Lors de la 1ère réunion de coordination, dont l’ordre du jour est l’établissement du budget, on découvre que le plateau artistique (chef de chœur et instrumentistes) atteint des sommes que nous n’avions jamais imaginées. L’angoisse nous étreint quelque peu et Augustin accepte de revoir ses cachets en fonction des résultats.

7 concerts sont programmés (3 pour chaque groupe + 1 à Oiron) et, devant le succès engendré, un 8ème concert regroupant les 450 choristes a lieu salle des pas perdu du Palais de justice. (pour 600 chaises installées, on vendra 750 places)

Au bilan final les recettes totaliseront 50 437 euros pour 35 312 euros de dépenses. Le bénéfice a été partagé entre toutes les chorales participantes au prorata du nombre de choristes.

L’organisation préparatoire a été exemplaire. Alors que nous découvrions au fur et à mesure les problèmes liés à une telle initiative, l’équipe directrice s’est révélée solidaire et très soudée. Toute l’organisation reposant sur le bureau, tout le monde a pu constater leur efficacité, chacun dans le rôle qu’il avait accepté de prendre en charge, ayant assuré pleinement. Leur complémentarité a été d’autant plus exemplaire, qu’ils ne se connaissaient pas avant le projet. Mais plus que cette complémentarité technique, c’est l’amitié qui s’est instaurée entre eux qui est remarquable et a laissé en chacun un souvenir ému.

Le 17 octobre 1998, Vivaldi en Vienne se saborde, mission accomplie.

Petite interruption par un « flash back » par Augustin

           En fait tout à démarré grâce (faudrait-il dire « à cause de ? ») Françoise Laurent, chef de la chorale « Syracuse » de Naintré, membre de l’E.Vocal C.Janequin de Châtellerault ! A la fin d’une répé, elle me dit : « ce serait super de faire une grande œuvre avec un rassemblement de chorale et avec l’EVCJ comme chœur pilote ». Ma première réaction était de dire : « les chefs de chœurs ne vont-ils pas ressentir ceci comme une « prise de pouvoir » ?, sa réponse fût : »bien sûr que non ! », Ensuite ma question : vais-je savoir m’adresser à des choristes pas forcément formés ?, réponse de l’époque : on verra bien (réponse toujours d’actualité !) Bref, ce fût le Gloria de Vivaldi, projet piloté par Martial Doussinot, membre de « Syracuse » et président de la MJC de Naintré. Ce fût un super moment, des concerts pleins, une super bonne ambiance, bref, le pied !

           Etape suivant (toujours à Châtellerault ( !), Jean-Marie Morange (membre de Syracuse « décidément ») et de l’EVCJ (« re-décidément ! ») me dit : «  il faudrait faire quelque chose pour amener des sous à « La Ferme de l’Espoir », centre d’accueil des déshérités de la vie sur Châtellerault, ne pourrions –nous pas faire un concert de chorales ? » Chiche, et c’est parti sous la conduite du Rotary Club de dont le président de l’époque est Thierry Anselin. Et là, gros étonnement de ma part, cette idée qui partait pour rendre service aux autres, a institué un RV annuel des chorales du  Châtelleraudais,  a créé des liens d’une grande richesse ; finalement, le « retour » a été génial et je disais à Jean-Marie : « ce que tu réunis là, quelqu’un comme moi ne pourrait pas, ce serait « le prof du conservatoire », alors que là, c’est toi, choriste qui le fait.

           Le projet Vivaldi en Vienne est parti en se disant, « si on faisait à Poitiers ce qu’on à fait à Châtellerault !

           Idem pour le concert à la salle Lawson Body de Poitiers (salle dont je suis tombé amoureux quand l’EVCJ a participé à un gala de volley quelques années plus tôt) au profit de Rétina France dans l’opération « Mille chœurs pour un regard ». Nous avons, avec Dorothée, proposé aux chorales de Poitiers des environs de chanter ; il y a eu 800 choristes, pour une soirée « volley-ball – concert ».

           « Concert Stade 2000 » a été la convergence des 2 idées : rassemblement de chorales avec des chœurs pilotes mais pas rassemblement pour nous-mêmes, mais au profit de ceux qui en ont besoin.


Pour marquer ce succès, encore imprégné de ces concerts donnés dans des salles combles, applaudis par un public chaleureux et enthousiaste, je décidais d'utiliser mes modestes talents de sculpteur pour réaliser une oeuvre symbolisant l'évènement. 

Mais comment illustrer ce "Gloria de Vivaldi" ?

D'abord pour le socle, j'imaginais une clef de sol, base de la musique. Ensuite le "V" de Vivaldi, mais aussi de victoire et une forme d'ailes symbolisant l'envol du chant choral vers d'autres succès ! 

Reposant entre ce V, le violon instrument favori de Vivaldi. En remerciement à nos chefs qui nous font vivre de si belles aventures, je l'ai offerte à Augustin et Dorothée.

Victoire du Gloria

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Premier volet d'une série dont la suite est à venir

Pas d'âge pour être créatif !

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Je ne mets pas ce blog en ligne pour faire l’apologie de la vieillesse, mais pour témoigner du fait qu’à tout âge on peut entreprendre. Au moment où j’écris ces lignes, je rentre dans ma soixante dix neuvième année et, tous les matins en me levant, je fais mienne ces paroles extraites du merveilleux texte de Mac Arthur

<<Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille.

I1 demande, comme l'enfant insatiable: " Et après ? "

I1 défie les évènements et trouve de la joie au jeu de la vie.>>

Se rendre disponible, se mettre au service des autres, bâtir des projets pour aider les jeunes ménages à se prendre en main, mettre l’expérience acquise dans son parcours professionnel au service d’un projet humanitaire, et tout ça BENEVOLEMENT.  Tel est mon quotidien.

Il y a des gens qui meurent à 20 ans et qu'on enterre à 80. Ils croient vivre alors qu'ils sont déjà morts, nécrosés par la routine, les routes bien rectilignes, bien balisées d'idées reçues et d'aprioris. Etre jeune c'est savoir prendre les chemins de traverse de la création, de la fantaisie, et s'arrêter même devant un pissenlit ou un chardon pour les regarder avec des yeux neufs.


Depuis que j’ai découvert ce texte de Mac Artur, je fais en sorte de me conformer à cette éthique :<<La jeunesse n'est pas seulement une période de la vie, 

Elle est surtout un état d'esprit, un effet de la volonté, 

Une qualité de l'imagination, une intimité émotive, 

Une victoire du courage sur la timidité,

Du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années.

On devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.

Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.>>


MacArthur voulait que sa famille se souvienne de lui au-delà de l'image du soldat. Il dit un jour :

Ma profession est soldat et je suis fier de cela. Mais je suis encore plus fier, infiniment plus fier, d'être un père. Un soldat détruit afin de construire, le père ne fait que construire et ne détruit jamais. Le premier peut engendrer la mort, l'autre est à l'origine de la création et de la vie. Et alors que les hordes de la mort sont puissantes, les bataillons de la vie sont encore plus puissants. J'espère que mon fils, quand je serai parti, se souviendra de moi non pas dans une bataille mais à la maison en train de répéter avec lui notre simple prière quotidienne, Notre Père qui êtes aux cieux 16.

Alors, loin de me hisser au niveau de ce grand homme, je suis tout simplement un homme de bonne volonté. Quand j’ai atteint l’âge de la retraite, je me suis investi dans la vie associative et ai travaillé dans 3 axes :

Ø  La sculpture et taille de pierre

Ø  Le chant choral

Ø  La création d’une association offrant aux ménages aux faibles revenus, la possibilité  d’accéder à la propriété.

Dogora au Futuroscope

Comment qualifier cette soirée où 1000 “acteurs” (le mot artiste ne s’appliquant pas à ces choristes bénévoles) se sont produits devant plus de 7000 spectateurs ?
Le mot qui me vient à l’esprit: Mémorable
Dans cet écrin de verdure dominé par l’emblème du Futuroscope, son premier bâtiment qui affiche 25 ans, cette boule géante qui fut longtemps l’image du parc de loisir, les pelouses en pentes accueillent les spectateurs.dogora-fut0069-1.jpg Face à eux, les gradins qui vont recevoir les choristes, qui constituent le joyau de cette soirée. Le crépuscule en cette soirée de fin août, nimbe ce décor accentuant le mystère entourant cette structure. Les projecteurs illuminent ces gradins pour l’instant vides et soudain, tout s’anime ! Le long ruban multicolore craché par les 3 accès réservés dans la structure, s’écoule en 6 serpentins gravissant les différents niveaux. Les 800 choristes et les 200 enfants, heureux de se produire dans un tel environnement s’installent en un ordre impeccable.
Au pied des gradins un espace recevant l’orchestre symphonique scintille sous les feux des projecteurs mettant en valeur les cuivres et percussions.
Tous les acteurs sont en place, il règne une athmosphère d’attente d’un grand évènement souligné par le Directeur du Futuroscope mettant en exergue la dimension “imaginaire” du parc et  l’oeuvre d’Etienne Perruchon, présent dans la foule.
Reste à mettre cet ensemble en mouvement, les deux chefs Dorothée et Augustin Maillard sont les déclencheurs attendus. Et magiquement leur baguette ouvre le spectacle: dogora-fut0125.jpg
Tagni viconia! éclate révélant dès les premières notes la puissance d’un tel ensemble.
Le langage imaginaire de l’auteur compositeur s’épanouit dans cet univers dédié à l’image et conçu pour provoquer le rêve. L’alternance des choeurs, enfants (bien en évidence tout de blanc vêtus) adultes, solistes, orchestre, forme une architecture musicale qui transporte les spectateurs dans un univers insolite, harmonieux, servi par la puissance de ce choeur exceptionnel. Les spectateurs sont sous le charme et réagissent aux différents rythmes des mélodies, vivent intensément ce moment magique, participent en chantant avec le choeur la Vidjamée, sous l’impulsion d’Etienne Perruchon venu rejoindre les solistes
Et, quand à la fin, dans le but de marquer ce vingtcinquième anniversaire le choeur entonne
<<Joyeux anniversaires>> les 7000 spectateurs se fondent en un immense choeur.

Etienne Perruchon auteur-compositeur de Dogora 

Futuroscope, journée du patrimoine


Ce vendredi 14 septembre le parc avait invité les poitevins, dans le cadre de la journée du patrimoine, à rencontrer Denis Laming, architecte qui a conçu les bâtiments du parc de l’image.

Denis Laming travaille actuellement en Chine et aux Émirats. Il a reçu le 24 mars 2007 à Pékin le Prix Apollo - prestigieux prix chinois décerné par le Ministère de la Construction pour récompenser son travail en urbanismedéveloppement durable et architecture. Il est le premier étranger à avoir reçu ce prix honorifique.

Aujourd'hui, Denis Laming développe les "villes vertes" en Chine. les énergies renouvelables, la sensibilisation des populations et les visions innovantes de Denis Laming vont voir le jour en 2010. Les chantiers de ces villes démarrent.

Il apparaît, frèle, appuyé sur sa canne dans une tenue décontractée, et souhaite la bienvenue aux personnes présentes:
<<Quand en 1983, le Président Monory m’a invité à venir voir le site sur lequel il avait en projet de construire un “parc du futur”, face à cette étendue de champs cultivés, le défi était de taille !
Monory, un visionnaire, un homme de conviction et de progrès qui, fier du patrimoine historique de la Vienne, souhaitait ajouter à ses trésors d’architecture romane, à l’ancrage du département dans l’histoire, un site tourné vers l’avenir. Son projet: un parc s’ouvrant sur les technologies nouvelles (en 83, internet et les produits dérivés n’en étaient qu’à leur balbutiement) comprenant un site ludique (le futuroscope) et un site d’accueil aux technologies de pointe (la technopole) tournés vers l’intelligence et le savoir (et savoir faire)
C’était forcément un projet ambitieux et d'avant garde, les critiques n’ont pas manquées, mais droit dans ses bottes, face au vent debout, il avait raison, l’ensemble du site en est la preuve.
Mais en tant qu’architecte urbaniste, restait à mettre tout ça en équation !
Pour ce qui est du futuroscope où les attractions sont tournées vers l’image, il fallait prendre en compte la spécificité de cette orientations. Des salles propices à la projection de films, utilisant les techniques les plus avancées en la matière, incluant des écrans hors norme et des espaces fonctionnels imposés par cette technologie novatrice, et tout ça dans un confort optimum pour les spectateurs. Restait à habiller ces bâtiments, leur donner un “look” d’avant garde, les intégrer dans un espace urbanistique. L’ensemble du site s’intègre dans un espace ayant la forme d’une oreille “à l’écoute de l’univers”.
Le premier bâtiment qui sortira de terre est cette structure dominée par une boule, figurant le levé du soleil sur l’univers.pict1325.jpg

Viendront ensuite le Kynémax qui est un défi aux lois de la pesanteur et demandera des prouesses d’exécution tant aux entreprises concernées qu’aux fournisseurs (St Gobain n’avait jamais jusque là été confronté aux problèmes que posait cette architecture.) Des façades en surplomb, des panneaux de verre non étanches laissant passer la pluie mais lui conférant une légèreté à l’ensemble.pict1326.jpg
Aujourd’hui encore, soit 25 après l’ouverture du parc au public, il n’a pas connaissance d’un site comparable dans le monde et il sait de quoi il parle alors qu’il initie des projets en Chine, dans les émirats etc ...








La soirée se poursuivait par la visite des coulisses des salles de projection avec les explications des techniciens  sur le matériel et les films utilisés

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Ouverture du site de Charles

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