Billets de chanicol

Dynamique de groupe

Dynamique de groupe

Chantier test.

A Vendeuvre, nous inaugurons notre concept et comme toute expérimentation il faut tirer des leçons des évènements pour tenter de remédier aux carences constatées.

Sur le plan technique :

Dans un souci de coûts et d’économies, le choix d’appliquer le système MBOC dans toute sa rigueur est peut être à revoir. Si cette façon de procéder, réalisation des murs sur place à partir des éléments constitutifs, est effectivement la moins couteuse (du fait que le coût de la main d’œuvre ne rentre pas dans le prix de revient) il comporte aussi des inconvénients. Temps d’exécution plus long et prise en compte des intempéries qui peuvent perturber le chantier.

Le remède passe par la préfabrication. Cette hypothèse apporte forcément un surcoût, mais le gain de temps est considérable et, si on prend en compte les frais intercalaires mis en place par l’organisme bancaire, il y a un calcul à faire. De même, si des éléments préfabriqués nécessitent l’utilisation d’un engin de levage, ils suppriment en grande partie, les conditions météorologiques qui pénalisent le chantier. Autre élément à prendre en compte, la fatigue accumulée qui pénalise l’avancée du chantier et plombe « l’ambiance»

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Sur le plan humain

Pour ce qui est de l’ambiance justement. Autant il est relativement aisé de prévoir l’organisation et maîtriser les aspects liés à la technique, autant il est difficile de gérer l’aspect humain. Mettre ensemble des gens qui ne se connaissent pas, qui n’ont pas la même conception sur la notion « travail » est une des problématiques du concept. Quand on met ensemble un ouvrier du bâtiment, habitué à avoir un rendement exigé par son entreprise et un magasinier dans un négoce qui n’est pas soumis au même impératif, ou un employé du Futroscope, il y a forcément des disparités. Encore plus si on met en scène une hôtesse dans un hôtel ou une standardiste sur une plateforme d’appel. L’animateur technique, habitué à gérer des chantiers où il intervient auprès de clients individuels, ne se retrouve plus du tout dans le même cas de figure quand il doit gérer une quinzaine d’individus aux compétences diverses. De plus, le défi que se sont lancés les auto-constructeurs et l’enjeu que constitue l’emprunt qu’ils ont contracté, leur met une pression qui se traduit par la peur de mal faire. Résultat, l’animateur doit répéter les conseils qu’il a déjà prodigués, mainte et mainte fois, et ça il a du mal à l’accepter.

De même, l’animateur est là pour faire voir comment bien faire et non pas pour faire à leur place ce qui a été un peu le cas à Vendeuvre. Indépendamment de la formation aux techniques de la construction auprès des participants, il faudra aussi prévoir une formation au management des animateurs.

On ne s’improvise pas « meneur d’hommes ». La dynamique de groupe est une science très complexe. Elle rend compte du fait qu’un groupe est un organisme vivant : les personnes qui le constituent agissent et réagissent les unes par rapport aux autres, par rapport au groupe, et par rapport au but qui les réunit. Une certaine dynamique se met en place ; elle n’est pas toujours perceptible par tous. Le groupe peut aussi développer ce qui s’apparente à une vie intérieure.

La susceptibilité de chacun est à ménager et celle des femmes (par exemple) est différente de celle des hommes, ça peut créer des frictions dans un groupe mixte.

Un des points positif, qui n’est pas si évident, c’est la présence et la participation sur le chantier des différents ménages. Certains, tout en respectant la charte n’autorisant à participer que des membres de leur famille, ont pu bénéficier de cet apport, alors que d’autres, pour des raisons personnelles, n’avaient pas les moyens de faire bénéficier de cette participation précieuse. Lors d’une réunion pour établir les règles par rapport à cette problématique, la décision a été prise par le groupe que le seul impératif était la présence indispensable d’un membre par ménage, les apports extérieurs étant considérés comme un bonus

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.

 Développement personnel :

 Comme on l’a déjà vu, l’autoconstruction est une activité très prenante. Pour la majorité des autoconstructeurs, il s’agit du projet de leur vie. Au niveau de l’individu, l’autoconstruction d’une maison est un projet d’envergure. Ce caractère presque démesuré est aussi un challenge. C’est un défi lancé à soi-même, une épreuve salutaire. En réalisant son projet, on se réalise soi-même. On y met beaucoup de soi, au niveau financier, et en investissement temps.

L’autoconstruction est donc une expérience forte et unique. Au bout du compte, on acquière une confiance personnelle, conscient d’avoir réalisé quelque chose qui n’est pas à la portée de tout le monde.

Les conditions de réussite :

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  • Esprit d’équipe :
  • Solidarité
  • Tolérance
  • Enthousiasme
  • Convivialité
  • Acceptation démocratique des décisions du groupe

La contre partie à payer pour accéder à cette forme originale de l’acte de construire, passe par sa disponibilité, son engagement volontaire à consacrer tout ses temps libres à  bâtir sa maison de ses mains. Nous sommes donc tous embarqués sur un même bateau et nous devons ramer de concert si nous voulons arriver à bon port. J'ai baptisé ce projet : "La fraternité en action" !
Nous avons souscris ensemble un contrat moral de compagnonnage. Un tel projet doit paraître aux yeux de vos proches, complètement utopique, à nous de tout mettre en œuvre pour que cette "utopie" se transforme en une maison concrète où vous aurez plaisir à vivre avec vos familles.
Le compagnonnage, tel que je l’entends, c'est se serrer les coudes, faire face ensemble à l'adversité. 
Bien sur nous allons subir des moments de doute, ce serait trop beau que tout se déroule sans anicroches.
Le compagnonnage c'est le contraire du "chacun pour soi", c'est au contraire mettre en commun ce qui nous différencie? Nous sommes réunis autour de ce projet avec nos qualités et nos défauts. C'est la somme de nos compétences mises au service de tous qui nous fera avancer. Nous devons nous accepter les uns et les autres, tels que nous sommes et admettre que nos performances dans tel ou tel domaine, ne sont pas équitables.

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Je reprend mon texte un an après qu'il ait été écrit.

Je disais plus haut <<bien sur nous allons connaître des moments de doutes, ce serait trop beau que tout se déroule sans annicroches !>>

Et le pire est arrivé ! La seule entreprise sous traitante à intervenir dans la construction des maisons a  été une entreprise de gros oeuvre, qui avait pour mission la réalisation des "fondations". L'option choisie pour les dalles devant supporter l'ossature, a été la dalle bois, dont la spécificité  de par sa rigidité,  permet de reposer sur des plots béton, dont la réalisation a été confiée à l'entreprise  A partir d'un plan du bureau d'étude des établissements Rullier,  spécifiant les emplacements de ces plots il s'agissait de creuser jusqu'à trouver le sol "dur" et de couler des plots de 40/40 arrasés au niveau défini. Dans un souci de sécurité, Toit par toi avait inséré dans le budget prévisionnel, l'appel à un bureau d'étude spécialisé dans l'étude des sols. Cette étude a bien été commandée, et réalisée, mais l'entreprise n'en a pas tenu compte et a confectionné ces plots en dépit du bon sens. Le sol argilo-sableux nécessitait des socles en béton réalisés à 1m20 d'une section de 1 mètre carré supportant ensuite les pieux, pour assurer la portabilité des maisons. Ces faits sont ressortis lors du contrôle de l'APAVE missonnée pour un contrôle qualité qui, à la lecture de l'étude de sol et  du rapport de la réalisation a signalé cette non conformité.

Cet état de fait pouvait être résolu par la reprise en sous oeuvre des fondations, charge à régler le problème de malfaçon avec l'entreprise les ayant commises. L'association des auto-constructeurs, face à ce problème, sans prendre l'avis et les conseils de Toit par toi d'une part ,mais aussi de spécialistes en la matière, prenait la pire des décisions: porter l'affaire en justice.Tout le monde sait que cette institution doit s'appuyer sur l'avis d'un expert, lequel expert prend le temps de réflexion, avant de réunir les protagonistes  afin de trouver une solution.

Résultat, le tribunal d'instance ayant ouvert une requ'ête en Janvier 2012, l'expert étant désigné, à l'heure où j'écris ces lignes nous en sommes toujours à attendre le verdict et nous n ous trouvons devant un chantier arrêté, les maisons en cours de construction dressant leurs carcasses inachevées et subissant les intempéries.. Alors que les auto-constructeurs auraient du être dans leur maison, ils subissent toutes les charges liées au procès, sans être sur d'obtenir le dédomagement qui couvrirait la totalité du préjudice ! De plus ils se sont coupés de toutes interventions des collectivités qui, alarmés par cet état de fait étaient prêtes à aider .

Pour ma part, je suis plongé dans un dilemme qui est source d'insomnie: Ai je entraîné dans une "galère" ces jeunes ménages qui ont cru à mon concept, ont rêvé de mener à bien leur projet de maison et sont maintenant plongés dans un cauchemard, d'où je ne sais comment ils en sortiront ?

Alors que pendant 6 ans, à titre bénévole, je me suis démené pour que ce type de chantier puisse voir le jour. Que j'ai été confronté à toutes sortes de "pièges"  je dirai même de chausses trappes, qu'à force de conviction et de persuasion j'ai su déjouer ou contourner. Alors que par souci de transparence, j'avais fait en sorte de rendre les participants responsables en leur confiant tous les paramètres du projet, je n'avais jamais imaginé que tous ces efforts se solderaient par ce drame. L'entreprise de gros-oeuvre a commis une faute !  Cette grossière erreur pouvait être corrigée et nous aurions tout fait pour que les auto-constructeurs en subissent le moins possible les conséquences. Mais non, sans concertation, sans consultation d'experts, ils ont opté pour la pire des solutions et se sont coupés de toutes aides 

 


La porte de l'Auxance

Histoire d’une sculpture monumentale

par Ch Nicol, fondateur des Compagnons des Lourdines

Tout a commencé en novembre 1999, alors que je m’entretenais avec Didier Moreau, qui était alors le maire de Migné. Beaucoup de villes et villages souhaitaient donner une importance à l’événement que constituait le passage du 2ème au 3ème millénaire, d’où l’idée d’un ouvrage marquant l’entrée de la commune.  Le symbole de la porte venait tout de suite à l’esprit et c’est ce thème qui nous a inspiré dans notre démarche. Réfléchissant ensuite dans la tranquillité de mon bureau, je laissais mon crayon courir sur le papier. Tout de suite, il m’est venu à l’idée que, plutôt qu’une simple porte symbolisant ce changement de millénaire, il était intéressant de délivrer un message sur ce qui était le fondement de notre association et du patrimoine de la commune : la pierre des Lourdines. S’agissant de matérialiser une œuvre valorisant la commune, son blason devait aussi figurer, d’autant plus qu’à l’époque, une parfaite osmose régnait entre les deux parties participantes à ce projet. La municipalité, consciente de la richesse patrimoniale que constituait le site des Lourdines , s’impliquait totalement dans notre démarche et prévoyait de nous aider à monter nos projets : Maison de la pierre, aménagement d’une carrière accessible au public, participation à « La route de la pierre ».

Au fur et à mesure que se dessinaient les éléments constituant cette sculpture, les formes se précisaient : La porte romane en son centre, accolée de la petite porte piétonne,( importante en Poitou-Charente) ; les messages mettant en avant les spécificités de la commune : Auxance, sa rivière et sa pierre. Restait à rendre l’ensemble harmonieux, d’où l’idée du grand oiseau prenant son envol (ou atterrissant….. c’est selon !) pour donner au faîtage du mur, une forme liant l’ensemble. Le croquis réalisé, restait à le formater, à le mettre à l’échelle. Ce fut l’œuvre de Marcel Bodin qui, après avoir passé sa vie professionnelle à « appareiller » des ouvrages de toutes sortes, se passionnait pour l’aquarelle.slide0001-image002.jpg

                                                                                                 12 mètres de long, 4m50 au point haut.

Sa maquette d’un très bel effet, finissait de séduire l’investisseur, en l’occurrence la municipalité.

A propos d’investissement, il fallait maintenant le chiffrer. Marcel, à nouveau mis à contribution, réalisait le plan au 50ème, établissait le « calpinage » permettant de solliciter le fournisseur de pierre pour obtenir un prix quantitatif.

La matière première, ne pouvant en réalité sortir que de la seule carrière en exploitation, les belles roches, la société France pierre était contactée.slide0005-image005.jpg

Entrée de la carrière des "Belles roches"


 A partir du calpinage de Marcel, il s’agissait de chiffrer le façonnage de blocs de pierre sciés 6 faces. A notre grande surprise, alors que cet ouvrage est quelque part une promotion pour cette belle pierre, leur bureau d’étude nous sortait un prix prohibitif équivalant à 4647,60 f le m3 ht.

Contactée, la carrière de Vayolles à Bertegon, proposait les mêmes prestations à 3149,37 le m3 ht.

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Débitage du bloc à la scie (2m de diamètre)





De la même façon, l’entreprise mignanxoise, dont le siège est à proximité immédiat du site sur lequel est érigé l’ouvrage, estimait sa prestation consistant à réaliser une semelle en béton et le maçonnage des pierres à 108 000 f ht. Gérard Champion de Vendeuvre le réalisera pour 62 498 f ht.

Présenté au conseil, le projet était accepté et inscrit au budget pour 130 000 f.
Ces questions de gros sous mises à part, les Compagnons mobilisés sur le projet, montraient beaucoup d’enthousiasme pour y participer. Je les sentais malgré tout un peu inquiet quand au passage à l’acte. Quand nous en discutions, je sentais des grands points d’interrogation sur la manière de procéder

.<<Un ouvrage aussi important, serons nous capables de le réaliser ? Comment allons nous organiser ce chantier ?>>

<< Jusque là nous nous étions contenté de réaliser des petits ouvrages, un tel projet n’est il pas trop important pour notre équipe ? Ne sommes nous pas présomptueux en nous engageant dans une telle aventure?>>

Entre temps, les élections avaient totalement changé la donne et nous passions d’une équipe partie prenante du projet, décidée à nous faciliter la tâche en assurant la logistique : lieu du chantier, manutention, coordination, aide des services techniques, à une nouvelle équipe donnant l’impression de subir le choix des prédécesseurs. Le seul critère qu’ils veulent prendre en compte : ça va coûter 110 000 f ! Considérant d’une manière totalement arbitraire et mesquine que cet investissement  bénéficiait à l’association. De leur point de vue, cet ouvrage n’est pas l’aboutissement d’un savoir faire, qui pourrait se traduire par le mur des « Compagnons »,  mais est devenu pour eux le mur des lamentations.  Faisant abstraction du travail réalisé par les bénévoles participants ( 800 heures x 200fr = 160 kf qui, rapproché des 110 kf investit par la commune est sans commune mesure), ne voulant pas prendre en considération que les premiers bénéficiaires de cette sculpture sont forcément les élus, du fait de l’image de marque que nous leur apportons sur un plateau, par la transformation de la matière brute mise à notre disposition, en une œuvre d’art, d’autant plus que nulle part sur l’ouvrage ne figure notre nom .   Excusez ma réaction, mais je trouve cette attitude révoltante, et même insultante à notre égard !

Malgré ce peu d’enthousiasme marqué par nos édiles, le chantier a pu se dérouler dans de bonnes conditions. Nous avons dans un premier temps trouvé un lieu pour nous héberger, nous et ce stock impressionnant constitué par les 300 blocs de pierre répartis sur 18 palettes, représentant 10 m3 de matière première, soit 20 tonnes. Un grand merci à Joël Abonneau qui nous a si bien accueillis dans son hangar.mur-0003.jpg

Les pierres stockées chez Joël Abonneau


Chers compagnons, je me rappelle de votre attitude lorsque vous avez découvert l’ampleur de la tâche !

Vos grands yeux interrogateurs, votre appréhension devant cette masse de pierres.

<<Mais combien de temps nous faudra t’il pour venir à bout de ce « tas de pierre » ? >>

Marcel Bodin, le chef d’orchestre, a tout de suite affiché les règles du jeux. Un panneau pour recevoir le plan et les feuilles de calpinage, permettant à chacun de repérer, à partir de son numéro, la localisation de chaque pierre dans l’ouvrage.

Avec Jean Bobin, nous avons en premier lieu, établi un « chantier » constitué de madriers pour asseoir la base du blason. Manipuler des blocs dépassant les 100 kg, les ajuster sur ce chantier, ne fut pas chose aisée. Les blocs sciés 6 faces, n’étant pas prévus pour être travaillés, me semblaient, suffisamment propre pour ne pas nécessiter notre intervention. Marcel, interrogé sur le sujet, nous persuada vite du besoin de les « layer » si nous voulions réaliser un ouvrage digne de ce nom. 20 tonnes à manipuler (2 ou 3 fois) pierre par pierre.


Le layage : Les prendre sur la palette, les porter sur le poste de travail, tracer le sens de layage, le réaliser, les remettre sur une palette en respectant l’ordre du numérotage.

« Nos » femmes compagnons, ont assuré en grande partie ce travail, et appris de ce fait à manier l’outil à layer.

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Femmes au "layage"







Le blason : Bernard, Michel, Jean se sont tout de suite sentis des affinités avec les armes de Migné. Le tracé, à partir d’un document municipal à l’échelle très réduite, n’a pas posé trop de difficultés. Par contre, au cours de l’exécution, se sont posés les problèmes du relief à donner aux différentes parties du blason. Composé de plusieurs pierres, les joints ne tombaient pas forcément au bon endroit. Disposé à 50 cm du sol, le travail à ce niveau devient vite pénible pour les reins ….. Christophe est ensuite intervenu, se sentant une bonne disposition pour sculpter les feuilles de fougère, ce qui n’est pas étonnant pour lui qui est jardinier.L’équipe étant composée de perfectionnistes, les détails furent revus et corrigés plusieurs fois.

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Ebauche du blason


Les textes : Le choix du graphisme a été fait arbitrairement par moi. Considérant qu’il fallait marquer la différence entre les deux textes, Pierre des Lourdines a été réalisé dans une police contemporaine, alors que pour Porte de l’Auxance, mon choix s’est porté sur un classique aux formes arrondies.

Un graphisme contemporain

pie.jpgAvec un relief de 4 cm, chaque lettre a nécessité un travail de « défonçage » pour sortir sa forme de la masse. Cette partie du travail, se rapprochant de ce que nous faisons habituellement en atelier, un grand nombre de compagnons ont réalisé les lettres.



Les voussoirs : Ne bénéficiant pas d’espace suffisamment large et plan pour dessiner grandeur nature les arcs et ensuite la ligne du couronnement, Marcel a du réaliser les panneaux (gabarits) sur une feuille de contre plaqué, en décomposant les détails. Muni de ces précieux gabarits, la réalisation des éléments des voûtes, n’a pas posé de problème majeurs.dscf0006.jpg

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Marcel Bodin prépare le tracé des voussoirs


Imposte

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Le couronnement : Chaque pierre composant le faîtage du mur, était différente, du fait de son tracé. Les gabarits de Marcel, posés sur la pierre à travailler, donnaient des profils étranges. C’est le moment qu’a choisi André pour venir nous rejoindre. Tailleurs de pierre de père en fils dans sa famille, son intervention (même tardive) a été précieuse, nous a apporté un autre éclairage sur la taille de pierre. Je me souviens des airs ébahis quand, à l’aide de la « chasse», il faisait éclater la pierre sur une surface impressionnante. L’association peut se féliciter de cette recrue qui va lui apporter beaucoup pour les années à venir. De même, l’utilisation du « taillant » qui, manié de main de maître, permet d’avancer le travail.Les impostes : Ces pièces importantes dans l’esthétique des arcs des portes romanes, nécessitaient une attention particulière. C’est Laurent qui a accepté de gaieté de cœur cette tâche. Alors qu’il n’avait jamais réalisé une moulure, il s’est acquitté à la perfection de ce travail délicat.andre.jpg

Autre sujet de satisfaction, toutes ces personnes, non membres de l’association qui, spontanément sont venus s’associer à notre travail et ont participé à ce projet.

L’anxiété du départ devant l’ampleur de la tâche, a vite fait place à un engouement extraordinaire. Le chantier démarré mi juin, ne s’est jamais arrêté. Tous les mercredis et surtout samedi, une douzaine, voir quinzaine de compagnons se retrouvait sur le chantier et 4 heures durant, le joyeux tintamarre des massettes sur l’outil faisait chanter la pierre.

Un esprit d’équipe s’est instauré, chacun des participants se sentant faire partie d’un groupe engagé dans une aventure hors du commun. Pendant 6 mois ce projet a mobilisé toute notre énergie, si bien que maintenant qu’il est terminé, on se sent un peu orphelin de notre œuvre.

La municipalité tient cette œuvre pour « quantité négligeable »

Alors que notre sculpture était dévoilée au public début janvier 2001, l’inauguration se faisait attendre. Rencontrant le maire inopinément, il me dit <<Pour l’inauguration, on va faire quelque chose de très simple. Avec quelques élus, nous nous rendrons sur votre chantier chez Joël Abonneau et nous offrirons un « pot » aux compagnons. >> Tout ce que méritait ces 800 heures offertes bénévolement, c’était un pot à la sauvette ! Mais c’était faire abstraction de notre capacité à mettre en scène une inauguration digne de ce nom. Avec Didier Moreau, notre Président, nous rencontrons Xavier Caillaud, Directeur de la SACOA et Président de l’union des commerçants. Cette union s’est d’ailleurs appropriée notre sculpture en choisissant comme nom « Porte de l’Auxance » et ce, sans même nous avoir demandé l’autorisation. Avec Xavier Caillaud, nous programmons une manifestation qui regroupe les associations de Migné et les élus. Le 20 avril 2001, plus de 300 personnes se pressaient dans le hall de la Sacoa. Alain Claes député, Maurice Monange pour la CAP, et les élus mignanxois. Le groupe de sax-trompettes « Auxband » de Benoît Millet et la chorale « Le chœur de l’Auxance » comme animation, ce fut un succès sur tous les plans. Seul le maire faisait un peu grise mine de voir son « pot » en catimini, se transformer en un show médiatique qu’il aurait été incapable de mettre sur pied.

Autre exemple de mauvaise volonté :

Lors de la réception des allemands de Bann, ville jumelle de Migné, à la Comberie, dans son allocation, le maire a dit : <<Depuis votre dernière visite, vous avez pu constater les transformations de la commune : Les plaques originales des noms des rues et, les fresques de Marie Baranger dans notre église (elles ont été réalisées il y a un siècle). Pas un mot sur notre sculpture, pour le maire elle ne fait pas partie du paysage.

Elle fait d’ailleurs si peu partie du paysage que tout un chacun peut voir que depuis 5 ans qu’elle est érigée sur ce rond point, aucune plantation, aucun fleurissement, aucune mise en valeur par quelques projecteurs, bref un tas de cailloux qui ne mérite pas qu’on s’y attache !

Mais mes amis, cette réalisation peut être considérée à juste titre par chacun de nous, comme un chef d’œuvre. Elle se dresse maintenant fièrement sur ce site stratégique, interpellant tous ceux qui empruntent cet échangeur. Chacun de nous scrutera l’ensemble et distinguera « ses pierres » celles qu’avec amour il aura façonné.dscf0003.jpg

Notre savoir faire étant tangible, notre sculpture monumentale servant de référence, nous serons appelés à d’autres défis que nous relèverons avec fierté.

A défaut de quelque lettre que ce soit du principal bénéficiaire de l’ouvrage, la municipalité de Migné, voici ce qu’écrivait une habitante de Poitiers :charles-et-christophe.jpg

Ci-dessous, la lettre de Mme Varenne :

<< Poitiers le 5 février 2002

Mme Monique Varenne

86000 Poitiers

Messieurs

Voici une très heureuse initiative et une réalisation non moins admirable. Nos ancêtres, qui ont vécu sur cette terre mignanxoise et ont, pour certains, souffert dans les carrières des Lourdines, reçoivent là un hommage, leur vie même en est digne.  Sans oublier les femmes qui ont perdu la vie aux Lourdines.

Harmonie des formes, choix du décor, élégance de cet ouvrage, ravissent l’œil.

Dans un monde où la beauté a parfois perdu ses lettres de noblesse, il est réconfortant de se dire qu’un témoin du courage et du bon goût sera légué aux générations futures.

Merci et félicitations Messieurs.


La sculpture une passion

Un concept original d’initiation au travail de la pierre

Tailler dans la pierre, des plans lumineux et des plans d'ombre, d'où surgira une forme déjà pensée en esprit, c'est faire œuvre de sculpteur.

De ce passage de la pensée à la forme, du trait à l'expression plastique, intervient la pratique.

Condition première : être motivéfusion-1.jpg

Tailler la pierre, ou la matière en général, ne doit pas être considéré que sous l'angle de l'habileté manuelle. Faire de ses mains la prolongation de la pensée et de l'intelligence, dominer et respecter la matière en vue de la concrétisation d'une œuvre  que l'on a imaginé, tel est le but. Chaque coup d'outil, appelant une réponse de cette matière, fait naître le dialogue, l'accord, l'intimité de la main et de l’esprit. L'habileté, cette aisance dans l'expression manuelle, n'a de valeur qu'au service de la pensée.

 Cette pensée doit se nourrir par l'image et par le texte, en respectant les étapes : Travail d'analyse, compréhension de l'œuvre dans ses trois dimensions (, réalisation d’une maquette à échelle réduite), vertu du dessin qui seul, permet l'étude en profondeur.

Seule l’assiduité à la pratique, permet à l'esprit de s'ouvrir à l'intelligence des formes, laissant au sculpteur la possibilité de trouver dans la matière, des effets heureux propres à une œuvre  personnelle.

Chaque matière a ses possibilités d'expression, d'où la nécessité de bien la choisir en fonction du résultat escompté.

De tout temps, le travail de la pierre, mis en œuvre par des professionnels jaloux de leur savoir faire, ne s'ouvrait qu'à des initiés. Considérée comme une matière difficile à "travailler" d'un prix exorbitant, il ne viendrait à l'idée de personne de I'intégrer dans les matériaux dont le néophyte pourrait tirer une "œuvre"

Eh bien, c'est bien là la gageure que nous proposons de relever.

En tout premier lieu il faut une pierre qui se prête à cette expérience, une pierre calcaire facile à travailler, tout en ayant les qualités que l'on attend d’elle, durabilité solidité. Celle que nous vous proposons a servi à construire les églises et monuments dans la région de Poitiers, certains châteaux de la Loire, elle est exportée dans le monde entier.

Ensuite il faut les conseils avisés d'un professionnel sachant se mettre à la portée de l'amateur néophyte, en décomposant tous les stades d'exécution, en fournissant, plans, gabarits et explications détaillées au fur et à mesure de l'avancement du travail. (tout au moins dans la phase initiatique)pict1840.jpg

Sculpter la pierre, exige une habileté manuelle, qui s'acquière par la pratique. C'est donc ce mécanisme de la main qu'il s'agît de développer, en prenant contact avec la matière, par une progression méthodique dans l'utilisation de l'outillage. L'outil, sa forme, son poids, son appréhension, sont autant d'éléments qui comptent dans la réalisation de l'ouvrage. Aussi, comme nous vous l'avons conseillé, est il important de vous constituer une "caisse à outils", lesquels devenant vos complices, bien en main, sauront répondre à votre attente.

La pratique en groupe, dans le cadre d’une activité de loisir, nous la voulons conviviale. Elle doit provoquer chez les « Compagnons » un esprit d’équipe, une fraternité concrétisée dans le plaisir à se retrouver pour participer ensemble à une œuvre commune

Après la fresque médiévale : une fontaine

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Année scolaire 2003/2004

Cet article fait suite à celui intitulé « Taille de pierre au collège ».

Fort de cette première expérience, Mme Anglument, professeur d’art plastique, me fait part de son intention de renouveler cette expérience et, cette fois de réaliser une fontaine monumentale, qui servirait à la fois de décor, mais aussi de point d’eau pour le jardin médiéval. Ce jardin dessiné et mis en chantier par une autre classe, s’étale le long de la Dive, au pied du réfectoire des moines de l’abbaye de Valence.atelier-10-24-01.jpg

Après cogitation, le projet se définit ainsi : Largeur 2 m Hauteur 2m avec un bassin de rétention d’eau. 

Soucieux de s’ancrer dans l’esprit du lieux et de son authenticité, pour sa forme, on prendra comme modèle un encadrement de porte existante dans l’ancienne hostellerie et pour motif central, celui d’une clef de voûte de l’ancienne église abbatiale. Considérant que les élèves ayant participé à « la fresque » ont déjà une expérience en la matière et, souhaitant que les élèves qui s’inscrivent dans le projet fassent une démarche volontariste, Mme Anglument le présente aux élèves ayant participé à la réalisation de la fresque en 2002 et demande qui souhaite participer. Surprise, l’équipe sera composée de 13 filles et d’un garçon. En fonction du nombre de participants, je réalise le calpinage des pierres, en divisant l’ensemble par 14, chacun devant réaliser un 14ème de l’ouvrage. Compte tenu du plan projeté, certaines pierres brutes dépasseront les 100 Kgs.

Comme l’année d’avant, nous utilisons le même local et grâce à la bonne volonté de Mr Collas, père d’une élève et de son engin de levage, le chantier est approvisionné par les agents des services techniques de la communauté de commune de Couhé.

Après numérotage des pierres, traçage à partir d’un gabarit à l’échelle 1, délimitation du « trait de profondeur » qui donnera l’épaisseur du relief, les élèves se mettent à atelier-fontaine-1jpg.jpgl’œuvre.

Le chantier démarre en Novembre à raison de 2h un vendredi sur 2. 12 séances seront nécessaires pour la réalisation. Fort de leur expérience précédente, l’atelier se déroule dans de bonnes conditions, dans le tintamarre des massettes sur les ciseaux, les éclats de pierre volent et jonchent le plancher.

Au fil des séances les pierres brutes prennent forme en suivant le tracé du plan. Puis vient la phase « sculpture » plus délicate, demandant de l’attention et de la minutie. Le groupe prend conscience de sa participation à une œuvre collective, chacun étant acteur d’un projetambitieux, chacun se sentant responsable, par son travail, de la qualité de l’ensemble.

Une des élèves me dira << Quand je serais grand-mère, j’amènerais mes petits enfants voir notre fontaine>>. Tout se déroule dans une ambiance excellente, certains professeurs venant prêter main forte à l’équipe.

Au mois de juin, chacun ayant terminé « sa pierre », quelle surprise de voir l’ensemble réuni ! Quelle fierté dans le regard des gosses !

Restait à monter l’ouvrage sur le site, André et moi-même nous attellerons à la tâche après que les atelier-fontaine-3jpg.jpgservices techniques de la communauté de commune eussent réalisés la dalle de béton.

Aujourd’hui, bien dans l’axe de l’allée centrale du jardin médiéval, se dresse cet ouvrage signé par 14 jeunes, inscris en 4ème, ne sont pas prêt d’oublier cette année scolaire 2003-2004.

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u cours de cette nouvelle année 2004-2005, la même classe qui a accédé à la 3ème, a réalisé un cadran solaire 

Une alternative à la crise du logement

Définition du concept « Toit par toi »

Partis du constat que le coût de l’immobilier a atteint des sommets vertigineux et prohibitifs, de plus en plus de ménages aux faibles revenus ne peuvent plus se loger.

Ce phénomène de société s’était déjà produit tout de suite après la guerre 39/45. La pénurie de logements sociaux, avait provoqué une réaction qui s’est traduite par la naissance du mouvement « Les Castor ». S’inscrivaient dans ce mouvement les personnes prêtent à donner de leur temps pour construire eux même leur maison. De ce fait, en mutualisant leurs achats, ils obtenaient des remises des négociants de matériaux et, en supprimant le poste « main d’œuvre » réalisaient une économie substantielle. Des dizaines de milliers de maisons se sont construites sous cette forme un peu partout en France.

Partant de cette idée, Toit par toi a mené une réflexion sur les possibilités qu’offre l’autoconstruction , pourquoi est elle possible aujourd’hui ?

  • L’élévation du niveau d’éducation (par rapport aux années 50/70 ère des Castors) offrent plus facilement l’accès aux techniques réservées aux spécialistes.
  • L’accès à l’information par le biais d’internet, permet d’ouvrir des fenêtres sur l’information spécialisée, autrefois réservée aux professionnels.
  • Le développement des technologies : Suite à l’inflation des coûts de la main d’œuvre, les industriels ont rapidement compris que la compétitivité des artisans passait par des produits faciles à mettre en œuvre. La majorité des produits du bâtiment mis sur le marché actuellement répondent à ce critère.
  • Le projet

Arrivé à ce point de réflexion, il fallait pouvoir chiffrer un projet qui prenne en compte l’aspect économie réalisée par la suppression du poste main d’œuvre (70% du coût global salaire+charges+ frais généraux), mais qui s’inscrive aussi dans une démarche « économie d’énergie » et de développement durable. L’intérêt de l’initiative est fort : la réalisation de maisons à hautes performances environnementales dans une dynamique sociale d’accession à la propriété.

Partant d’un plan très simple, sans fioritures car s’adressant à des non-professionnels, le choix s’est fait sur un pavillon type F4, 100m2 habitable avec garage attenant.

Le mode de construction qui s’est imposé dans notre démarche, c’est l’ossature bois et plus précisément le système issu du CNDB : Maison bois outil concept (MBOC), car le mieux adapté à ce concept de l’autoconstruction. Ce procédé de construction répond bien au impératifs que nous nous étions fixés, tant au niveau économie d’énergie du fait de sa grande qualité à ne pas générer de ponts thermiques que sur le plan écologique et développement durable.

Pour ce qui est des fondations (élément important pour la pérennité d’une maison) nous avons sélectionné le système « pieux béton » qui présentent l’avantage d’être libéré des contraintes liées au terrain. (Chaque chantier présentant des caractéristiques différent, fera l’objet d’une étude de sol préalable) Autre avantage présenté par la maison bois, est qu’elle est 10 fois moins lourde qu’une maison parpaing/béton.

Sur ces pieux, espacés suivant le plan fournit par le bureau d’étude, vient s’installer une dalle bois, constituée de longrines reposant sur les pieux et de poutres en I (membrures en sapin du nord / âme OSB) espacées de 40cm qui présente : facilité de manutention (légèreté), grande rectitude et stabilité, gain de temps pour la mise en œuvre, facilité pour « noyer » les tuyaux (évacuation et alimentation des fluides). Autres avantages et non des moindres, vide sanitaire ventilé et isolation renforcée sur toute l’épaisseur de la dalle (25cm)

Murs ossature bois, charpente fermettes industrielles, toiture tuiles.pers001-1.jpg

Menuiseries bois double vitrage argon, haute qualité à isolation renforcée. Isolation des murs périphériques, panneaux de fibre de bois 120 m/m, ouate de cellulose pour dalle bois et en comble perdue épaisseur 240 m/m.

Plafond et cloisons de distributions, plaques de plâtre.

Equipement plomberie : préfabriqué, livré en Kit sur mesure, prêt à poser, préparé en atelier qui permet de réaliser l’installation sans connaissances particulières et sans outillages spécifiques. Distribution en tubes polyéthylène réticulés (PER) raccords sans soudure.

Production d’eau chaude par panneaux solaire.

Installation électrique pré câblée aux normes C15-100 livrée en kit, comprenant câblerie (gaines+fils) appareillage, prêt à poser.

Renouvellement de l’air : puits provençal couplé à une VMC (ventilation mécanique contrôlée) double flux.

Notre étude de faisabilité à partir des éléments précités ressort à un coût total de fournitures de 50 000 € ht (espérant bénéficier de la TVA à 5.5).

Mise en œuvre

Cette étude est le fruit de réflexions sur les méthodes de construction, de recherches du meilleur rapport qualité/prix, de négociants prenant en compte les spécificités du projet, de solutions techniques répondant aux impératifs que nous nous étions fixés.

Les matériaux rentrant dans la construction de la maison, ainsi définis et chiffrés, reste à mettre tout ça en œuvre. Pour des néophytes, c’est une aventure, un challenge, un défi que l’on se lance à soi même. Ce défi, les membres de Toit par toi, le connaisse bien, beaucoup d’entre eux étant des professionnels qui ont fait carrière dans les métiers du bâtiment, certains d’entre eux sortant de réalisation d’autoconstruction personnelle, responsable de bureau d’étude spécialisé MBOC. Cette expérience, ils la mettent aux services des autoconstructeurs.

Autre garantie de bon déroulement des chantiers, le suivi par un comité de pilotage constitué de représentants de structures administratives qui s’impliquent à des niveaux divers dans la programmation et le contrôle des chantiers.

De plus, contrairement à certaines expériences d’autoconstructions où l’individu se lance seul dans l’aventure, ici, en plus de l’assistance de Toit par toi, nous avons à faire à un travail d’équipe. L’organisation réfléchie, préconisée par Toit par toi, conseille des chantiers de 12 autoconstructeurs. Douze maisons identiques, bâties en un même lieu, suivant un planning et une organisation construite pour rendre le travail des participants le moins pénible possible, le plus sécurisant quand à son bon déroulement et à son bon achèvement, éviter les pertes de temps et, de ce fait raccourcir au maximum les temps de réalisation. A terme, chacun des participants sera propriétaire de sa maison, mais tout au long du chantier, ce sont douze unités qui avancent au même rythme.

Autre facilité : mise à disposition des équipes d’un outillage professionnel qui couvre les besoins spécifiques aux différents métiers.

En phase de chantier, seraient garantis l’acquisition des compétences nécessaires pour les autoconstructeurs, la définition des process de construction, la validation de chaque étape des travaux grâce à la supervision d’un maître d’œuvre, avec des étapes formelles de contrôle.

Le succès de l’initiative doit être garanti :

Sur le plan technique (qualité, performance des ouvrages) tout ce qui précède apporte la preuve de notre maîtrise sur ce plan.

Sur le plan financier : Hormis les aides ponctuelles que peuvent générer un tel projet, pour ce qui est du financement des matériaux, chacun des autoconstructeurs contracte un emprunt qui couvre ses besoins.

Sur le plan juridique.

Groupement des autoconstructeurs.

Les autoconstructeurs d’un même chantier, se regroupent autour d’une structure afin de gérer par eux même les flux financier,

Les rapports entre les membres du groupement

Les rapports avec les tiers et la structure ayant en charge la conduite du chantier : l’opérateur.

Dynamique de groupe :

Un règlement intérieur définira les droits et devoirs de chacun des participants

L’opérateur , assure la logistique.

Son rôle, ses responsabilités.

Mise en œuvre du concept Toit par toi.

Formation aux techniques de constructions adoptées.

Organisation du chantier :

Planning,

Suivi et mise en route des différentes étapes

Contact: toitpartoi.free.fr

L'âge de pierre au collège André Brouillet de Couhé

V

Initiation à la sculpture

L’âge de pierre au collège A Brouillet de Couhé.

Année 2002
Le collège A.Brouillet, fait partie de ces établissements privilégiés, où l’ensemble des enseignants se mobilisent pour mener à bien, un projet pédagogique. La communauté de commune ayant fait récemment l’acquisition de l’ancienne Abbaye de « Valence », haut lieu de l’histoire de Couhé, le projet d’école s‘est orienté vers l’historique de ce patrimoine culturel. Tous les professeurs ont orienté leurs cours en fonction de cet objectif. Le professeur d’art plastique, Mme Anglument, est allé plus loin dans la démarche, en proposant d’inscrire dans la pierre, une fresque enracinée dans l’époque du moyen âge. Mais la pierre n’est pas un matériaux si facile à aborder pour des néophytes , aussi fut il fait appel à un animateur spécialisé.
Une classe de 5ème soit 26 élèves, a été sélectionnée pour vivre cette expérience, l’objectif étant que chaque participant réalise un bas relief qu’il aura dessiné au préalable, l’ensemble réuni, constituant une fresque de 15 m de long. Il fallait, pour ce faire, trouver un espace où dresser les postes de travail, acceptant d’être immobilisé sur une période de 5 mois, à raison d’un atelier tous les 15 jours. La communauté de commune a parfaitement joué le jeux en mettant à disposition, dans l’enceinte de l’abbaye de Valence, le grenier des anciennes écuries.approvisionnement-1.jpg
C’est donc en ce lieu que, tous les 15 jours, pendant 2 heures, trente « tailleurs de pierre » se retrouvent, sous les directives de l’animateur, Charles Nicol.
30 postes de travail pour un seul animateur, c’est presque une gageure.
Hormis les 26 élèves, 2 enseignants et 2 agents de la communauté de communes, sont aussi de la partie et réalisent également leur ouvrage. Il faut voir l’animation qui règne sur le chantier : le tintement des massettes sur les ciseaux, le chant de la pierre qui réagit sous l’impact, les éclats de matière qui volent et jonchent le sol, mais aussi, les éclats de voix et de rire de ces jeunes enthousiasmés par l’expérience qu’ils vivent pleinement.
le-chantier-1.jpgChacun à son poste, le bloc de pierre de 50cm de long sur 25 de large, 20 d’épaisseur ( 60kg) posé sur un support, la massette pesante (600gr) d’une main, le ciseau de l’autre, il faut maîtriser l’outil, tenir compte des spécificité du matériau (pierre calcaire des lourdines) tirer de cette masse une forme en relief. L’occasion pour ces jeunes de se rendre compte des difficultés inhérentes au travail manuel, dans un matériau qui a attendu 170 millions d’années pour être travaillé. A partir de cette expérience, nul doute qu’ils ne regardent les détails des architectures des monuments réalisés en pierre d’un tout autre œil !atelier-2-24-01.jpg

Le Futuroscope comme cadre

Philippe Jonvel, Président de la chorale « Prélude » est aussi cadre au Futuroscope. Le parc, dédié à l’image, cédant à la gentille pression de Mme Raffarin, marraine d’une association pour les non voyants, ouvre un espace dédié au handicap de la mal voyance. « Les yeux grands fermés » C’est un espace plongé dans l’obscurité totale, dans lequel, guidé par un aveugle les visiteurs font un parcours initiatique. Tous les autres sens éveillés, le visiteur tente de deviner le lieu où il se trouve en se basant sur les bruits, les odeurs des différentes salles qu’il parcourt.

Début mars, nous sommes conviés, Dorothée, Augustin, Dominique et moi, à une réunion au Futuroscope. Nos interlocuteurs : Dominique Hummel Président du parc, Mme Raffarin en tant que marraine des « Yeux grands fermés » Claude Foucher, Président de Rétina France, Philippe Jonvel. Le but de cette réunion est d’organiser pour le 15 avril, date de l’inauguration de cet espace, un rassemblement de chorales qui donneraient quelques morceaux de leurs répertoires.  Cette initiative était dans le droit fil de ce que Rétina organise chaque année avec « mille chœurs pour un regard ». Prenant la parole, je présente l’association « Concerts en Vienne » ses buts, ses objectifs. Je conviens qu’une telle organisation ne posait pas de problèmes majeurs, mais que nous avions beaucoup mieux en « magasin » : Le Canto.

Toutefois, l’organisation d’un concert ne pouvait se faire en si peu de temps, il fallait prendre en compte la disponibilité des solistes, instruments et instrumentistes.

Les officiels présents tiquent un peu car le but de cette réunion était, à leurs yeux, l’organisation de la journée inaugurale. Après un léger flottement où l’on a senti qu’on allait être remercié, D Hummel reprend la balle au bond et demande des précisions. La date retenue : 18 juin. Le parc, compte tenu de ses restrictions budgétaires, se cantonne dans le lieu d’accueil, charge à « Concerts en Vienne » d’endosser tous les risques financiers. Sachant en sous main qu’on pourrait obtenir de la part de relations de Mme Raffarin, un soutien potentiel, sans savoir sous quelle forme, nous acceptons le challenge.

Deux mois et demi, c’est très court pour mettre en place tous les paramètres qu’implique un tel concert.

Le budget de départ, ne prend en compte que le plateau artistique (instrumentistes, solistes, chefs de chœur), la SACEM,

La diffusion (imprimerie affiches, tracts, programmes)

Les accessoires techniques : Gradins choristes, sonorisation, le transport de ces éléments.

Très vite nous nous rendons compte que la sono, en plein air, pour une bonne diffusion du son, il fallait mettre le prix. Les réunions de coordination avec les responsables du Futuroscope, révèlent que le poste « sécurité » (contrôle des installations et accessoires techniques, poste croix rouge, équipement électrique) fait monter sérieusement les coûts.

                                                                                                            

Le peu de temps imparti, ne nous laisse pas la possibilité de monter des dossiers de subventions, la seule source de financement possible, c’est la vente d’espaces publicitaires dans le programme. Lors de l’inauguration officielle des « Yeux grands fermés », nous sommes mis en contact avec un professeur de l’hôpital Necker, relation de Mme et Mr Raffarin, qui se révélera un partenaire très efficace en nous mettant en contact avec des entreprises travaillant dans le domaine de la vue.

Merci également à Marie-Elise Guilloux de « Tapis rouge » qui a su fr


apper aux bonnes portes locales pour vendre des encarts. C’est donc avec un budget en équilibre que nous pouvons aborder la phase finale : Le concert du 18 juin.

Sur le plan du « faire savoir », Centre Presse une fois de plus se révélera un partenaire efficace, France3 se contentant d’une page WEB sur son site internet, très bien faite, mais combien de spectateurs se sont ils décidés, à partir de ce support ? Radio France bleue a ouvert son antenne avec parcimonie, radio accord également.

Le fait que nous ayons eu une bonne couverture l’an dernier, que le Canto a été donné 7 fois déjà, n’a-t-il pas créé un sentiment de déjà dit auprès de ces médias ?

Week-end de la polyphonie

Nous avons peut être péché par excès d’optimisme, en proposant à plus de 4000 chorales (40 départements) l’accès au parc, avec en prime notre concert et, la possibilité à leur tour le lendemain, de donner quelques morceaux de leur répertoire.

Une dizaine de chorales ont répondu, pour dire que c’était trop tard, engagé dans d’autres projets.

Pour notre prochaine « aventure » (2008) est il envisageable de renouveler l’opération, en négociant avec le parc, la gratuité aux chorales s’inscrivant dans le projet, pour le lendemain ?

Le concert du 18 juin :

Quelle soirée ! Quel bonheur !

Vraiment on ne pouvait rêver mieux (si non un peu moins chaud).

Mais ce cadre !


Ce public enthousiaste, debout et en redemandant encore et encore !

Des choristes tellement heureux de chanter cette oeuvre qui vous prend et vous donne la chair de poule.

Des choristes aussi au bord des larmes à l'idée que l'on tournait la page du Canto dans ce "happy end"

Ces "décideurs" conquis par la puissance dégagée par le choeur, séduit par la musique et les rythmes de Théodorakis ! Étonnés de voir l'engouement suscité dans le public.

Vraiment on ne pouvait rêver meilleure apothéose.

Le chant choral a conquis ce 18 juin ses lettres de noblesse départementale et la clé d'accès à la vitrine du département: Le parc de l'image.


Je garde aussi à l'esprit, l'élan de bonne volonté où, malgré la fatigue (surtout causée par la chaleur) tout le monde a participé au démontage des infrastructures, dans la bonne humeur.

Ces colonnes de fourmis dévalant la pente en pleine nuit, chargées d’éléments de la structure des gradins, croisant celles qui remontaient les mains vides.

Chapeau bas M’sieurs dames, vous avez été épatants !

Lundi matin, quand l’équipe chargée de ramener à la FOL, les éléments des gradins était en action, Charles Triguéros, le régisseur du parc, m’a adressé ses félicitations pour la manière dont nous avons évacués les encombrants et la netteté du site, débarrassé de toutes matières polluantes. On est reparti la tête haute.

Mon complice Philippe

L’organigramme du Futuroscope est constitué d’une foultitude de Directeurs aux cartes de visites bien remplies, occupant des fonctions dont le commun des mortels ne soupçonne pas l’existence. Dans ce méandre, il est difficile de savoir quelles sont les personnes décisionnaires. Nous, pauvre amateurs, considérés au départ comme tel par les « Responsables de la communication interne et du marketing stratégique » et autres « Responsable partenariat marque et média » ou « Responsable relation presse et relations extérieures ». Perdus dans ces subtilités hiérarchiques, nous avons eu beaucoup de mal à trouver le bon interlocuteur (trice), celle qui prendra en main le projet et nous fera confiance. Heureusement nous avons dans la place notre cicérone qui saura nous piloter dans ces arcanes peuplées de pièges. Philippe s’est montré tout au long du projet, l’homme ressource. Il ne s’est pas passé un jour sans que nous ne nous concertions pour anticiper les problèmes qui se dressaient sur le chemin au fur et à mesure de l’avancement du projet, pas un jour sans que nous échangions des idées, mettions en commun nos suggestions.

Amitié

Petite conclusion temporaire de D et A

Pour nous, exercer notre passion qui est devenue notre métier, pouvoir choisir nous-mêmes les morceaux qu'on va monter, travailler avec des chanteurs ayant la même passion que nous, certes ayant un autre métier, mais qui peuvent mettre ces autres capacités professionnelles au service des projets, et au final, lever les bras et entendre sonner cette musique magnifique devant nous, tout celà est pour nous une grande chance et un grand bonheur !

Comme on disait dans l'éditorial du programme : on est tous des maillons d'une grande chaîne, maillons de fonctions différentes, mais c'est justement l'addition de ces différences qui permet la réalisation de projets supers !

Bref, pourvu que ça dure !!

2000 musiciens pour le passage au XXI è siècle

Concerts Stade 2000

Fort du succès du Gloria de Vivaldi, , un nouveau projet beaucoup plus ambitieux voit le jour en 1999.

Il s’agit tout simplement de marquer le passage à l’an 2000 en mettant en scène 2000 musiciens. Le répertoire choisi : des extraits des grands airs d’opéra.

Ici on est en pleine démesure :

29 chorales représentant plus de 1000 choristes

Des classes du primaire regroupant environ 800 enfants

4 harmonies soit 250 instrumentistes

Un budget qui avoisine les 150 000 euros.

Autre « challenge » : Les bénéfices iront à une œuvre caritative « Un hôpital pour les enfants ». Objectif : faire en sorte que les recettes des 16 premiers concerts couvrent le budget afin que le chiffre d’affaire du dernier concert aille intégralement à « Un hôpital pour les enfants »

Une organisation lourde se met en place, l’association gérant le projet étant constituée de tous les choristes participants, leur porte parole étant désignés au sein de chaque chorale.

Des commissions sont constituées :

Présidence ; secrétariat ; trésorerie ; Communication interne ; Communication externe ; Sponsors ; Lieux ; Logistique ; Légalité ; Petites mains

Le bureau directeur est constitué :

Thierry Anselin            Président

Charles Nicol              Vice président

Françoise Vaslin         Trésorière

Jean Marie Morange   Secrétaire

Divisé en 4 groupes, chacun de ces groupes donnera 4 concerts, soit 16 concerts, le dernier réunissant tous les participants au stade de la Pépinière.

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Dès le départ on constate la lourdeur de l’organisation, chacune des réunions réunissant une cinquantaine de personnes autour de la table. Thierry Anselin, habitué à diriger des cadres commerciaux, est effaré par le manque de professionnalisme des participants. Il découvre le monde associatif avec ses travers, les interventions intempestives, les discussions sans réels fondements.

Très vite, poussées par le temps imparti, les démarches se feront en réalité par les membres du bureau directeur et des Maillards.

Re aparté d’Augustin, je ne voulais pas être seul à la tête musicale d’un tel projet, aussi ai-je demandé à mes collègues du département de la Vienne (on était 4 à cet époque !). Deux m’ont répondu « tu sais, les grandes machines, ce n’est pas trop mon truc… » mais un collègue a dit « chiche ! », ou plutôt, une : Dorothée ! On s’est dit, arriverons-nous à « cohabiter musicalement ??, essayons !, on a pris le parti, depuis ce jour, d’établir une interprétation commune (que l’un ne dise pas le contraire de l’autre !), même si nous restons des chefs différents avec des personnalités musicales propres ! et… ça a marché, et ça marche encore…

A-parté de Dorothée à venir : coucou me voilà dans cette aventure !img-8026-1.jpg

Monter les dossiers pour l’obtention de subventions et les faire parvenir au bon destinataire.

Prospecter les sponsors qui figureront dans le programme. (gros avantage d’avoir Thierry qui, usant de ses prérogatives de responsable des achats chez Meynien, obtiendra des contrats d’achat d’espace importants)

Rencontrer les médias pour qu’ils couvrent l’évènement.

Mobiliser les « groupes » pour qu’ils prospectent de leur côté des « petits sponsors » (bonne mobilisation de leur part)

Trouver les salles pour les répétitions des regroupements

Préparations des salles de concert (sur 16 salles, seules 2 sont équipées en salle de concert.)

Au dernier moment on s’aperçoit que chacune des salles doit faire l’objet d’un procès verbal de la commission de sécurité.

Les concerts de Migné-Auxances, Civray et Usson ayant lieu à 3 jours d’intervalle ont nécessité la location d’un semi remorque qui a tourné pour approvisionner en chaises et structures des podiums pour les choristes. (On a fonctionné comme un cirque)

Au fur et à mesure de l’avancement, on constate les disparités existantes entre le budget de départ et la réalité du terrain. Les yeux rivés sur les cadrans figurants les différents postes constituant le budget, il nous faut jongler pour serrer les boulons, trouver les recettes compensatrices aux postes incompressibles.

 Anecdotique, mais expérience probante pour le stade, à Oiron (sous la pluie), on s’est rendu compte que même 1000 voix avaient besoin d’une sonorisation pour qu’elles soient audibles. Conclusion : il faudra sonoriser le stade. Coût : 34 000 F ( 5180 €)

Les affres dues à la météo de ces mois de mai et début juin 2000 ! En cas de pluie le 12 juin, possibilité de repli aux « Arènes » Imbroglio de la billetterie qui sera gérée de main de maître par Aline Crowther.st2k-01-1.jpg
Stade 2000 anecdotes

Suite au changement du directeur de la Nouvelle République, Thierry Ancelin et moi avons rencontré Philippe Rivière (nouveau Directeur) Nous convenons, moyennant un forfait de 1220 francs, la mise à disposition d’une page à paraître 2 semaines avant le concert final du 17 juin. Au moment de la rédaction des articles constituant cette page, la journaliste missionnée me demande de passer à la rédaction (j’étais à l’époque correspondant de ce journal) Nous convenons des différents éléments à faire ressortir et, pour un point de détail appelons Thierry Ancelin. Surgit dans le bureau, Philippe Rivière qui m’arrache le téléphone des mains pour converser avec Thierry. Scandalisé par cette réaction, je lui fais part de mon indignation du fait que j’étais mandaté par l’association pour traiter avec les médias en tant que vice président. << Je ne traite pas avec les vices présidents, seul l’avis du Président m’intéresse !>>

Inutile de dire qu’à partir de ce jour nous n’étions plus très copain.

Trouver des salles pouvant accueillir 300 « acteurs » et de 500 à 1000 spectateurs, n’est pas chose facile. Un concert étant programmé sur Migné, la salle Omni sport de la CAP ne pouvait être utilisée (refus du service des sports). Me rendant à la SACOA (concession Renault) je demande à rencontrer le Directeur. Je lui explique notre projet : 2000 musiciens pour l’an 2000 etc…Au bout d’un moment il me dit <<Mais pourquoi vous me racontez tout ça ? En quoi suis-je concerné ?>>  Tout simplement parce que votre hall d’exposition est le seul espace qui nous permettrait de programmer un concert à Migné.

<<Vous êtes fou ! Un samedi, le jour le plus important de la semaine pour mes commerciaux !>> OK mais vous rendez vous compte de l’impact publicitaire ? Nous allons attirer plus de 2000 personnes dans votre établissement ! Banco ! Une semaine plus tard il me donnait son accord.st2k-17.jpg

Dans mes démarches pour solliciter des sponsors, je rencontre  Claude Laffond (Petite France) Plutôt que de lui vendre un encart, je lui demande si il pourrait nous préparer un pot après le concert de la SACOA. Accord de Claude et tous les choristes qui ont chanté à Migné se souviennent de cette soirée. Pour remercier « La petite France » Thierry demande à Claude Laffond de venir partager le verre de l’amitié. Occupé, c’est sa femme qui vient et nous entonnons à cappella « Belle nuit, o nuit d’amour » J’étais près d’elle, elle en avait les larmes aux yeux.

Histoire des CD. Pour financer la sonorisation du stade de la pépinière (non prévu au budget) nous décidons de réaliser des CD dont le prix majoré permettra de couvrir cette dépense imprévue. OK ! Les CD se vendront comme des petits pains. Mais lors de leur réception, on s’aperçoit que certaines jaquettes sont vides, que d’autres ne contiennent qu’un disque au lieu des 2 prévus. Pour résoudre ce problème Françoise Vaslin devra peser chaque jaquette !

Les CD ayant été vendus dans chaque chorale, Françoise est submergée par des milliers de petits chèques émis par les choristes. (Elle a attrapé des crampes à endosser les chèques)


Météo ! En cas de conditions météo ne permettant pas de donner le concert au Stade, une solution de replis aux arènes. Mais la capacité d’accueil de cette salle, autorisée par la commission de sécurité, est de 5000. Nous sommes 2000 sur scène reste 3000 places pour les spectateurs. Solution : Accueillir les 3000 premiers numéros des billets le 17 juin, les 3000 suivants le lendemain dimanche après-midi et, éventuellement les numéros restant le dimanche soir.

Françoise Laurent, responsable de l’organisation ayant trait à la participation des enfants du primaire inscrits dans le projet, fait remarquer que de ce fait, les parents de ces élèves devaient être prioritaires pour les places du samedi. S’en suit un imbroglio indescriptible pour la billetterie que gère Aline Crowther.

De même à l’office de tourisme de Poitiers, lorsqu’ils expliquent cette possibilité de repli, les clients veulent tous des billets leur permettant d’accéder au premier concert aux arènes.

Quel pataquès ! Heureusement il a fait beau et le problème de repli ne s’est pas posé, mais je comprends pourquoi nous n’avons pas choisi un espace non couvert pour le concert du Canto.

  Mot de D et A : ensuite : RE-POS !!, ouff !!

Il faut que chaque chorale retrouve son propre rythme, son propre répertoire, pour que les moments exceptionnels soient… exceptionnels !