Auto-éco-construction

Catastrophe !! le chantier est stoppé !!

Réflexions sur une situation de crise

Le contexte

Le choix constructif de réaliser des pieux en guise de fondations, a été choisi comme étant le mieux adapté à la spécificité des dalles bois. Dans cette perspective, Toit par toi a demandé un devis (11 mai) à une entreprise, pour connaître le budget à imputer au titre des fondations.  Ce choix était défini comme un gage de bonne réalisation (par des professionnels) d'une sécurité pour les auto-constructeurs qui pourraient faire appel et faire jouer la garantie décennale de l'entreprise en cas de sinistre, une organisation du chantier mieux adaptée car l'entreprise travaillant en semaine pouvait gérer l'intervention des « toupies béton » ( ces centrales ne livrant pas les week-end) et enfin, le fait de pouvoir démarrer tout de suite par les dalles bois, simplifiait l'organisation mise en place par l'animateur technique. La communication du BE DG sol , aurait du susciter une réaction des professionnels en dénonçant le devis antérieur parce que n’étant plus en adéquation avec l’étude de sol. Ce ne fut pas le cas car sans autres concertations, l'entreprise réalisait les pieux (3 juillet) en fonction de leur devis.

Soucieux de la bonne exécution des travaux réalisés par des amateurs, et ce d’autant plus que l’ouvrage n’a pas le droit à la couverture que confère “la responsabilité décennale” (ce qui en cas de revente du bien peut poser problème) nous avons intégré dans les “coûts” du projet,les prestations d’ un bureau d’étude APAVE ayant pour mission d’apporter un “contrôle qualité certifié”

Le problème des fondations s’est posé quand APAVE a fait le constat que, compte tenu de l’étude de sol, la réalisation parl'entreprise sous traitante  des fondations n’était pas en adéquation et que par conséquent il émettait un avis défavorable.

Choisissant la pire des décisions, les autos-constructeurs décidaient de porter l'affaire devant la justice.

Pourtant des solutions existent

Une première démarche auprès des compagnons du devoir qui ont autorité en la matière et qui, en fonction des remèdes qu'ils ont proposé pour remédier au défaut des fondations,  permettait de faire une proposition concrète.

.Parmi les techniques d’avant garde en matière de fondations, les technos pieux apportent une solution originale tout à fait adaptée aux maisons à ossature bois. Les éts Merlot à Chatellerault se sont équipés et réalisent ce type de travaux pour lesquels ils ont une qualification. Dans le cadre de ce conflit, le responsable de cette technologie, propose de chiffrer les coûts d’une intervention éventuelle sur le chantier de Vendeuvre.  Au vu de l’état des lieux, l’entreprise Merlot estime tout à fait réalisable avec son système, la reprise des fondations. Elle chiffre le coût de cette reprise et apporte la garantie d’une réalisation conforme au DTU à 14 000 € par maison. 

Le contrôleur de l'APAVE  qui, lui aussi est persuadé qu'il y a des solutions de renforcement des fondations et exclue la solution ultime <<on efface tout et on recommence !>>

Dans un cas de figure comme celui ci, il y a deux attitudes:

  • Draconien, on s'appuie sur le verdict d'un bureau d'étude qui émet une sentence, sans accepter le fait  « qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son" et foncer tête baissée au tribunal !

  • Pragmatique en faisant une recherche tendant vers la solution à apporter, laquelle solution peut emprunter des voies plus "empiriques" que celles préconisées par un bureau d’étude, en faisant appel au bon sens auprès de structures qui, ayant été confrontées à des cas similaires, peuvent proposer des réponses en adéquation avec le problème.

Choix des fondations

Pourquoi avoir choisi l'option « pieux béton »


Confronté à un dilemme antinomique, chiffrer une maison la moins chère possible tout en étant la plus performante sur le plan « économies d'énergie » nous avons travaillé sur des options répondant à ces deux critères.

Pour ce qui est des fondations, notre questionnement était : quelles options choisir pour répondre à la spécificité de la dalle bois. Cette dalle, de par la rigidité que lui confère les poutres muralières périphériques en lamellé collé, ne nécessite pas un mur porteur et se contente de points d'appuis précisés par le bureau d'étude concepteur de la dalle bois. En fonction des reprises de charges, le BE Rullier a fourni les plans des dalles, positionnant précisément le nombre et l'emplacement des plots béton pour chaque type de maison du chantier de Vendeuvre.

A l'origine de la réflexion, sans tenir compte des contraintes du sol (contraintes qui seront ensuite précisées par le bureau « étude de sol ») le principe de piliers béton a tout de suite émergé. La première étude proposait que ces piliers soient réalisés par les auto-constructeurs. A la réflexion et après discussion avec les professionnels, nous nous sommes orientés vers la réalisation de pieux en béton fibrés, réalisé par une entreprise spécialisée. Le principe constructif est qu'à partir d'une tarière, des trous d'un diamètre à définir, soient creusés jusqu'à rencontrer le sol dur.

Dans cette perspective, Toit par toi, au nom des auto-constructeurs, a demandé un devis à une entreprise spécialisée pour connaître le budget à imputer au titre des fondations. Ce choix était défini comme un gage de bonne réalisation (par des professionnels) d'une sécurité pour les auto-constructeurs qui pourraient faire appel et faire jouer la garantie décennale de l'entreprise en cas de sinistre, une organisation du chantier mieux adaptée car l'entreprise travaillant en semaine pouvaient gérer l'intervention des « toupies béton » ( ces centrales ne livrant pas les week-end) et enfin, le fait de pouvoir démarrer tout de suite par les dalles bois, simplifiait l'organisation mise en place par l'animateur technique.

Le contexte

La mairie de Vendeuvre se faisant pressante pour le démarrage du chantier ( 4 ans de gestation à partir de notre première rencontre avec Mr le Maire), les 6 auto-constructeurs étant enfin réunis, tout était en place pour lancer le chantier. Le choix de l'architecte Thierry Claveau avec mission jusqu'au dépôt du permis de construire ( Ce dernier se substituant à un autre maître d'œuvre consulté qui exigeait 6000€ pour cette même prestation contre 1000€ pour Th) Les permis de construire déposés en mairie le 1er avril 2011, la signature des compromis de vente des terrains chez notaire intervenait le 17 mai.

La Caisse d'épargne, ayant accepté de financer les projets des 6 AC (acceptant les « faibles revenus » et le fait que les AC ne pouvaient produire les documents obligatoires que sont l'assurance décennale et la dommage ouvrage) la signature des dossiers de prêt intervenait le 20 juin.

 



La chance sourit aux audacieux

La chance sourit aux audacieux

Olivier et Elisa vivent en HLM avec leurs 2 enfants. Ils aimeraient bien en sortir, leur rêve étant de s’installer dans un pavillon individuel avec un peu de terrain autour. Ils ont fait une recherche de maisons à vendre et ont vite déchanté au regard des prix demandés. Les moins chères de celles qui leur ont été proposées, tournent aux alentour de 200 000 €. 
Ils ont vite fait leur calcul, alors qu’ils ont tout deux un emploi, leur revenu cumulé se situe autour de 2300€ mois. N’ayant aucun apport personnel, pour réaliser leur rêve, il faut tout emprunter. Après avoir fait le tour des organismes financiers susceptibles de consentir un prêt, avec un taux à 3% (le moins cher qu’ils aient trouvé) il leur faudrait débourser 1109€ par mois pendant 20 ans, soit le salaire d’un des emprunteurs. Les organismes financiers ayant pour critère que le montant mensuel du remboursement ne doit pas excéder 30% du revenu des emprunteurs, ils sont loin du compte avec leur 50%. 
Côté maison à construire, après avoir fait le tour des « pavillonneurs » ils arrivent pratiquement au même montant quand ils ajoutent le foncier au devis du constructeur. 
C’est alors qu’ils envisagent, la mort dans l’âme, de renoncer à leur projet, qu’ils entendent parler d’une nouvelle forme participative d’accès à la propriété : L’auto construction. 

Construire sa maison soi même, c’est possible

Toit par toi, une association fraîchement créée, propose aux candidats constructeurs de se regrouper en une équipe de plusieurs autos constructeurs, acceptant un plan identique pour chaque pavillon, afin de construire leur maison eux même, sur un même lotissement. 
Justement une réunion de coordination et d’explication est programmée pour ces prochains jours. 

Le concept :

Une cinquantaine de personnes assiste à cette réunion, et après s’être présentés on rentre dans le vif du sujet. D’entrée de jeux l’animateur annonce que l’association leur propose de construire un F4 de 100 m2 habitable accoté d’un grand garage de 40m2 pour 50 000€, hors foncier. Le silence qui se fait dans la salle est impressionnant, puis les questions fusent : « Comment ? Pourquoi ? Qui ? Où ? Quand ?» 

Où :

A St Georges les Baillargeaux, petite commune de 3600 habitants située à 15km de Poitiers, dans un lotissement tout près du centre bourg, sur des terrains de 500 à 600 m2 

Comment :

Dans le prix d’une construction, la main d’œuvre représente 50% du coût, et le coût des matériaux est sensiblement réduit par le regroupement. 
C’est en réalisant ces économies que vous pouvez atteindre cet objectif, c'est-à-dire construire vous-même votre maison. Tour à tour maçon, charpentier, couvreur, menuisier, plaquiste, électricien, plombier, carreleur, vous construisez de vos mains votre rêve. Le fait de vous grouper constitue la force de l’union, et permet aussi la mutualisation des achats, bénéficiant de ce fait de tarifs avantageux. A 2 on va 3 fois plus vite, à 3, 5 fois etc.. 
Bien sur il n’est pas question de vous laisser seul dans cette aventure ! Un encadrement de tous les instants, une mise en route de chacune des phases, par des professionnels compétents, vous fera voir les bons gestes, vous initiera aux techniques propres à chacun des métiers précités. 

Les conditions :

Pour s’inscrire dans ce concept, il faut simplement apporter sa bonne volonté, se couler dans un esprit d’équipe, se plier à une « discipline » librement consentie. Sur le plan financier, il faut que vos revenus entrent dans la fourchette donnant accès au crédit à taux zéro. 
Il faut aussi se rendre disponible pour 18 mois de labeur et accepter de « sacrifier » ses temps libres en les consacrant à cette œuvre commune. Si votre conjoint ou la famille proche n’accepte pas cette contrainte, il vaut mieux renoncer. 

Nous n’avons pas de qualification dans les métiers avancés !

Ce n’est pas un problème dès l’instant où votre motivation d'atteindre l’objectif de construire votre rêve, est forte et que vous êtes prêt, pour l’atteindre, à y consacrer vos temps libres. Les techniques utilisées aujourd’hui dans le bâtiment ont bien évolué, et en particulier celle retenues dans ce projet sont à la portée des néophytes, dès l’instant où ils sont encadrés, dès l’instant où ils assimilent les démonstrations de début de phase. De plus le fait d’être en équipe, renforce la confiance que l’on a en soi. 
C’est aussi une belle aventure, un challenge avec soi même, un objectif enthousiasmant. 

Quelle est la technique utilisée ?

S’adressant à des néophytes, le projet, dans sa conception, est des plus basique. L’innovation réside dans le choix de l’ossature bois comme élément de construction, ceci afin d’allier rapidité et facilité d’exécution, tout en garantissant la durabilité d’une maison. Sa mise en œuvre par des néophytes, accompagnés par un professionnel ne pose pas de problèmes insurmontables. 

Le travail en commun :

L’esprit de solidarité préside à une telle organisation. Chacun vient avec ses expériences, ses capacités physiques ou mentales, il les met au service des autres. L’entraide de tous les instants, l’acceptation de l’autre, sont autant de qualités requises. 
Il faut perdre toute notion du chacun pour soi et, au contraire, accepter la mise en commun de son temps, de ses idées, de ses moyens, de ses relations. 
Le projet concerne plusieurs maisons ; chacune de ces maisons sera à terme à chacun des participants. Mais tout au long de l’exécution, ce sont autant de projets qui avancent au même rythme. 
Dans la phase « gros œuvre » les participants seront divisés en équipes de 4 auto constructeurs, qui réaliseront chacune les fondations d'un premier pavillon, pour ensuite faire un copié collé sur 3 autres jusqu’au dernier, soit 4 week-end consacrés à la réalisation des fondations. De même pour les dalles en béton auto lissant, sur 4 semaines, permettant au béton de réaliser sa prise. Idem pour la réalisation des ossatures et la couverture. 
En procédant de cette manière les pavillons seront ensemble hors air et hors eau. 
Ensuite dans la phase « parachèvement », pour la pose des plaques de plâtre, il pourra être constitué des équipes de 3, qui réaliseront les travaux en plafonds, cloisons de distribution, pose des pieuvres électriques, isolation. 
Viendra ensuite la phase « fluides » qui comprend la plomberie sanitaire, le chauffage, la VMC, la distribution des gaines du puit provençal pour le renouvellement de l’air, la pose de l’appareillage électrique et des raccordements au bornier. 
Enfin la phase finition, carrelages, revêtements de sols, peintures et tapisseries. 

Qu’entendez vous par l’assistance sur chantier ?

L’association « Toit par toi » s’est constituée autour de gens compétents, ayant des expériences dans différents domaines, dont celui de gérer un chantier. Les capacités requises dans les différentes phases de la construction font partie de leurs compétences et pour certains, ils sortent de la réalisation - en tant qu’autoconstructeurs - de pavillons à ossature bois. 
De plus, ils ont sélectionné des partenaires qui, spécialistes dans leurs métiers, assisteront les postulants à l’accession à la propriété, pour chacun des démarrages de phases. 
A tout instant de la construction, ils se positionnent en « hommes ressources » à qui on peut faire appel 

Que se passe t’il, parmi les autos constructeurs, si des proches proposent leurs services ?

Plus vous serez nombreux, plus vite le chantier avancera, encore que ... 
Un ami, qui vient de réaliser en autoconstruction un pavillon à Ossature bois, nous écrit : Autant l’aide de certains amis, avec qui j’ai l’habitude de bosser, qui savent ce qu’ils font etc, a été appréciable, autant j’ai perdu tout mon temps, certains jours, à expliquer, guider, dispatcher du matériel pour des gens pleins de bonnes volonté mais qui n’étaient pas « dans le bain ». En outre, j'ai reçu de temps à autres l’aide d’amis qui se prétendaient experts, n’en ont fait qu’à leur tête, et ont fait un boulot de merde qu’il a fallu défaire et refaire ! » 
L’association des autos constructeurs devra tenir compte de cet apport de main d’œuvre supplémentaire et décider de la gestion du temps consacré par les uns et les autres. Un tableau des présences permettra de constater – et maintenir – l'équilibre du temps mis à disposition du groupe par chacune des « entités ». 

Bénéficier d’une maison à ce prix très alléchant, bien ! Mais qu'en est-il du coût de son« exploitation », et de son impact environnemental ?

En choisissant le bois dans la construction, par le stockage de carbone qu’il assure, contribue significativement à la lutte contre le réchauffement climatique. L’architecte concepteur de la maison s’est fixé comme règle d’optimiser les économies d’énergie en concevant une architecture « bioclimatique » qui prend en compte ces différents aspects :
  • Favoriser les apports solaires gratuits (ou passifs) : D’où le souci de placer l’essentiel des vitrages au sud.
  • Le choix du bois comme matériau de construction, permet d’éviter les ponts thermiques ( 40% dans certaines constructions)
  • Gérer le renouvellement de l’air en utilisant la technique du puit provençal et la VMC.
  • Une isolation performante à base de matériaux naturels (fibre de bois en doublage de 120 m/m et ouate de cellulose dans les combles perdus de 240m/m)
L’objectif fixé est d’être en dessous de 45kwh/m2/an.

Dans la mesure où l’on s’inscrit, qui gère le chantier ? qui gère les démarches ?

La première démarche sera de se constituer en association d’autoconstructeur. 
Les dépôts de permis de construire se font individuellement, les dossiers étant préparés par l’architecte de l’opération. 
Les demandes de prêts, sont individuelles chacun d’entre vous négociant avec l’organisme financier de son choix, Toitpartoi vous fournissant les dossiers techniques. 
Pour ce qui est de l’organisation du chantier, l’association des auto constructeur délègue à l’association Toitpartoi la gestion du chantier. 
Un contrat de maîtrise d’ouvrage liera les 2 entités. 

Comment répondre aux « obligations » liées à l’assurance ?

Effectivement la loi du 4 janvier 1978, dite « lois Spinetta » a instauré des obligations en matière d’assurance construction, aussi bien pour le constructeur, que pour le particulier.
Pour le constructeur : il doit couvrir sa responsabilité décennale 
Pour le particulier : il doit souscrire un contrat de dommage ouvrage. 
Les sanctions pour défaut d’assurance dommages ouvrages sont identiques à celles qui sont prévues pour défaut de l’assurance responsabilité décennale, à deux particularités près : 
Les sanctions pénales ne visent pas le simple particulier construisant un logement pour l’occuper lui-même ou le faire occuper par sa proche famille. 
Le particulier est cependant passible d’une sanction indirecte le jour où il vendra sa maison, car la mention de l’existence ou de l’absence d’assurance est présente sur l’acte de vente. En cas d’absence de garantie, l’immeuble peut subir une moins value qui restera à la charge du vendeur. 
Dans notre cas particulier, l’autoconstructeur ne construit pas pour réaliser une opération immobilière, mais bien pour se loger lui et sa famille. 

Quel recours en cas de « vices cachés » ?

Il faut être sérieux. Qui dit « vices cachés » dit malfaçons masquées. Or, toute malfaçon constatée, ne pourra venir que de vous, puisque ce sera le résultat d’un acte de construction mal effectué par vous-même. Ce risque de défectuosité ne peut se produire que si vous ne suivez pas le process de construction mis en œuvre par un spécialiste, qui vous aura démontré les bons gestes, vous aura donné toutes les marches à suivre pour réaliser un bon travail. 

Et sur le le plan financier, quelles sont nos garanties ?

L’association pilote « Toitpartoi » n’intervient à aucun moment dans la gestion financière. 
Au fur et a mesure de l’avancement des travaux il sera fournit une fiche « commande matériaux » comprenant : adresse fournisseur référencé, quantité et prix unitaire. 
Les règlements des fournisseurs se feront par l’intermédiaire du trésorier que vous aurez désigné au sein de votre association d’autoconstructeurs, sous le contrôle de l’architecte d’opération. Le volet « mouvement de fonds » devra être complètement transparent, le bureau de votre association en étant le garant.

L'association "Toit par toi"

Association Toit par toi



l'équipe de Toitpartoi

Objet :

Promotion de l’auto construction assistée :
Objectif : donner aux personnes à faibles revenus,  la possibilité d’avoir accès à la propriété.
Compte tenu de l’ampleur du projet, Toit par toi souscrit un partenariat avec les organismes gérant des opérations d’habitat à caractère social, tel que offices d’HLM et structures caritatives.
  1. Ces organismes, forts de leurs expériences dans ce domaine, gèrent la partie financière en relation avec la caisse des dépôts et autres partenaires financiers.
  2. Mettent à disposition des terrains dont ils auront assuré la viabilisation et le lotissement .
  3. Gestion de la partie juridique
  4. Ont la capacité de se substituer  à la défaillance d’un auto constructeur, en reprenant à son compte le chantier abandonné.
  5. Apportent leur connaissance du marché et la garantie auprès des tiers

Toit par toi, assure la logistique :

Conseil

Etudes de faisabilité en recherchant le meilleur rapport qualité prix
Recherche de partenaires s’inscrivant dans le projet.
Etude des dossiers de présentation de nouveaux projets.

Assistance

Organisation et suivi des chantiers en mettant en œuvre les moyens permettant leur réalisation dans les meilleures conditions techniques.
Pour chacune des phases du chantier, recrute un intervenant extérieur spécialiste dans son domaine.
Recherche d’outillages adaptés, en fonction de l’avancement du chantier.
Transmission d’un savoir faire technologique.

Promotion

Création et gestion d’un site Web.

Médiatisation du concept.

Création d’un « comité scientifique pluridisciplinaire, recruté par les membres fondateur, personnes ressources spécialistes en matière économique, sociale, juridique, technique et institutionnel.

Aspect social

  • Ø L’aspect social

 « Faire et, en faisant, se faire ! »

Dépassant le seul aspect économique le concept « d’auto-éco-construction collective  accompagnée » apporte  des réponses positives à des principes de base qui ont de moins en moins cours dans notre société :

Solidarité : A condition de leur apporter un accompagnement social et technique approprié, les individus qui s’inscrivent dans l’acte d’autoconstruction, deviennent acteurs de leur insertion sociale et retrouvent une prise concrète sur leur vie quotidienne. La plus-value retirée a des dimensions multiples ; les effets produits peuvent être d’ordre économique, social, civique et culturel et, ces bénéfices sont autant individuels que collectifs. L’autoconstruction accompagnée n’est pas la solution magique  à toutes les difficultés, mais c’est un mode d’intervention possible pour les politiques publiques.

Responsabilité : En s’inscrivant dans une telle démarche, l’individu échappe à l’assistanat  qui prévaut aujourd’hui où les individus attendent tout des collectivités. Décider de sa vie, de son habitât, participer à la construction de son rêve.

Respect : De soi même d’abord en apportant la preuve de sa capacité à prendre son avenir en main, mais aussi des autres avec qui on partage des temps de travail, des temps de doutes, des temps de réussite.

Il n’y a pas de fatalité !

Pour restaurer et consolider la capacité des publics en difficulté à faire par eux même, il faut qu’ils puissent s’appuyer sur un accompagnement technique et social, ça ne s’improvise pas : Il faut mettre en œuvre des méthodes et de la rigueur.

 

 

L'aspect environnemental

  • Ø L’aspect environnemental

La démarche qui nous anime est simple : il s’agit de retrouver une architecture sensible, en rapport avec l’homme et son environnement. L’architecture bioclimatique intègre tous les paramètres naturels particuliers d’un site (dénivelé, orientation, vent dominant, végétation, vues, voisinage…) pour optimiser la construction et lui rendre ainsi sa signification.

  • La construction sera moins consommatrice d'énergie.
  • Elle sera plus agréable à vivre.

Notre démarche intègre également l'utilisation des matériaux de construction adaptés et sains. Il existe une grande quantité de matériaux disponibles pour construire, et leur diversité est une richesse. Il convient d’étudier leurs utilisations au cas par cas en fonction de :

  • leurs qualités thermiques,
  • leurs qualités acoustiques,
  • de leur apport inertique
  • et enfin de leur prix.

Une maison bioclimatique, en phase avec son environnement, utilisera tout naturellement les ressources énergétiques renouvelables qui sont à sa disposition :

  • l’énergie solaire thermique et photovoltaïque
  • l’énergie éolienne
  • la récupération des eaux de pluie
  • le bois...

 

Nous refusons ......

Nous refusons :

- Le dogme de la loi du marché des riches, dont les déséquilibres seraient miraculeusement corrigés, 
- mythe de l'Etat Providence, dont la sollicitude pourvoirait au bonheur de tous,
- foi en la société d'abondance au bout d'une longue route pavée des vertus du travail, du progrès technologique, de l'exploitation intensive des ressources naturelles, sous l'éclairage unique de la rentabilité financière,

Nous nous sentons capables d'un autre idéal et nous voulons imaginer un monde où chacun retrouve la liberté de conduire son destin et participe à l'économie de son environnement. 

Certains vivent déjà cette utopie, qui devient ainsi réalité.

Dans de tels lieux, accessibles à tous: 
- l'argent n'est pas le maître mais l'instrument,
- la valeur individuelle n'est pas confondue avec la richesse matérielle, les diplômes ou la position sociale, mais est reconnue dans la faculté d'être et de partager, 
- le travail n'est pas l'obligation de gagner sa subsistance, mais le moyen de se développer en contribuant à la vie du groupe, en harmonie avec les forces de la nature, 
- l'efficacité n'est pas le fruit amer de la compétition et de l'exclusion, mais le résultat tant de l'effacement des intérêts particuliers que de l'imagination dans la simplicité des moyens, 
- l'activité économique ne concourt pas à la prolifération des besoins, mais répond à la nécessité et à l'attente des Hommes.

Chantier test de Vendeuvre



Histoire du chantier test de Vendeuvre

Juillet 2011



Ouf ! on passe à la phase action, ce n’est pas trop tôt !

Depuis si longtemps que nous attendions ce moment, je finissais par croire que mon projet était une telle utopie, qu’il n’avait aucune chance de voir le jour. Eh bien si ! Cette fois on tient le bon bout !

Un chantier, ça s’ouvre sur un terrain. Le 13 mai 2011, Frédéric (notre coatch en ossature bois) qui devient le grand “ordonnateur” maître à bord, est présent, ainsi que Thierry, non pas en tant qu’architecte, mais représentant de l’entreprise en charge des fondations, Frédéric le terrassier, Christian et moi même.pict0568-3.jpg

Alors que le terrain nous semblait plat, il se révèle qu’il existe une différence de niveau d’environ 50 cm avec la rue de la pierre qui vire. La maison concernée par ce dénivelé, est celle de Thomas. Son implantation veut que le pignon ouest, est en limite de propriété et que, de ce fait, soit le niveau de la dalle bois sera 50 cm en dessous du niveau de la route (ce qui lui donnera un aspect quelque peu “enterré”) ou on rehausse le terrain pour être en concordance avec la rue. C’est cette solution qui est adoptée, ce qui se traduit par un muret entre les 2 propriétés de Thomas et Guillaume son voisin. Thomas dominera donc légèrement la situation.

L’étude de sol ayant révélé que le niveau des fondations sera à + ou - 120 cm, la nature du sol se révèle très sableux.

Le 2 juillet le terrassement démarre. Ce mastodonte de fer et d’acier entre en lisse. La gueule grande ouverte, il nivelle, creuse, ne laisse aucune chance aux escargots, limaces et autres vers de terre, qui peuplent  (peuplaient) ce bout de terrain.

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     A ne pas oublier: les toilettes sèches pour le chantier

                                                  


La technique constructive choisie, est le procédé MBOC (Maison bois outil concept) et   pour la dalle qui recevra l’ossature bois, une dalle bois. Pourquoi ce choix ? C’était le moins onéreux par rapport à une dalle béton? Celle ci aurait nécessité l’intervention d’une entreprise sous traitante,pour réaliser dans les meilleures conditions, fondations, longrines, pose de poutrelles béton et hourdis, notre recherche de prix se situait aux alentours de 15000 € par maison, alors que la dalle bois (du fait qu’elle est réalisée par les auto-constructeurs) coûte en fourniture 6500€. Pour ce qui est des performances énergétiques, les puristes en la matière disent que l’un des rares défauts de l’ossature bois, est son manque d’inertie. C’est à dire que le bois a le défaut de ses qualités, il ne stocke pas la chaleur (il est même réfractaire) et, de ce fait ne peut la restituer ensuite. L’idéal est donc d’incorporer dans le système constructif à base d’ossature bois, des éléments en matériaux susceptibles d’accumuler la chaleur afin de la restituer ensuite, c’est ce qu’on appelle l’inertie. La solution passerait donc par privilégier la dalle béton, mais pour notre part, son coût pénalisait le projet.

Les yeux fixés sur un tableau de bord financier qui ne permet aucun écart, notre objectif est de réaliser une maison à haute qualité énergétique, visant le label “Effinergie”(voir la rubrique économie d’énergie) pour 100 000€  tout compris.

Sous l’impulsion de Dimitri, nos auto-constructeurs s’orientent vers des solutions complémentaires telles 

Le puits provençal (ou canadien, c’est le même sinon que les provençaux l’utilisaient afin de rafraîchir la maison lors des grandes chaleurs, alors que:les canadiens visaient surtoutà améliorer les performancves énergétiquespict0709-2.jpg

Les  tuyaux du puits canadien à enterrer. ( les canadiens visaient surtout à améliorer les performances énergétiques pendant les grands froids) voir la rubrique puits canadien. (ce sont les émigrés provençaux qui ont d’ailleurs prônés ce système au Canada.)

La tranchée, 2,50 de profondeur sur + ou - 20 mlpict0690-1.jpg

 

 

                                 Les tuyaux du puits canadien 

 

 

La récupération des eaux de pluie, est bien entendu un objectif louable, mais ne figurait pas dans nos prestations, libres ensuite aux participants d’opter pour des solutions complémentaires à leurs frais.pict0646-2.jpg


 

 

L’adoucisseur d’eau dans nos régions très calcaire, fait aussi partie de ces accessoires louables quand on fait ses calculs sur la durée des équipements ménager.

Ces travaux “complémentaires” ont un impact sur les terrassements puisqu’il faut enterrer leciternes de 5000 l pour la récupération des eaux de pluie et une tranchée de 2m de profondeur sur + ou- 20 m pour l’enfouissement des gaines du puits canadien. Il est évident que c’est le genre de travaux qu’il vaut mieux faire quand le terrassier est sur le chantier.pict0656-1.jpg

Puisqu”on en est dans les tranchées et enfouissements, les raccordements aux fluides (eau, électricité, téléphone) et évacuations (eaux usées, raccordements aux égouts) sont forcément à prévoir dans cette 1ère phase de chantier.

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Compte tenu du mode constructif choisi, l’adaptation au terrain (les fondations) consistent à réaliser des plots en béton (il existe maintenant une nouvelle technique “techno pieux” qui consiste à visser dans le sol des tubes d’acier jusqu’à trouver le “dur”. C’est une solution intéressante, mais à 350€ le pieux ça dépassait nos moyens.) L’entreprise sous-traitante spécialisée dans cette technique, avec une grosse tarière fixée sur une pelleteuse, fore le sol jusqu’à trouver le sol dur, réalisant des trous d’environ 40 cm de diamètre sur + ou - 120 cm de profondeur, qui seront ensuite remplis de béton fibreux. L'arasement au niveau servira de base pour la fixation de la dalle bois. Le plus compliqué pour cette opération, c’est le traçage préalable, ces pieux devant être impérativement à l'aplomb des poutres muralières,  parfaitement de niveau (alors que la tolérance en maçonnerie est de l’ordre du cm, en ossature bois, elle est de 1 m/m) et positionnées en fonction du plan fournit par le bureau d’étude. 20 pieux par maison plus 4 pour l’abri voiture, on a l’impression qu’une éclosion de champignons en béton a envahi le terrain. Par ailleurs, le sol délimité par l’espace occupé par les maisons, a subi un traitement conservatoire : géotextile et gravier diorétique, pour prévenir contre une humidité intempestive génératrice de moisissures.

le 26 janvier 2014: En relisant cette description relative aux fondations voir l'article décriptant ce choix.

Voilà, la préparation du terrain, les plots béton, l’enfouissement des canalisations, des cuves d’eau de pluie, des gaines du puits canadien, tout est prêt maintenant pour passer aux choses sérieuses ; La dalle bois!

Frédéric l’ordonateur, rentre là dans son élément !pict0681-2.jpg

Frédéric l’ordonateur, rentre là dans son élément ! 

14 ml de long, les poutres muralières

Il faut des bras pour installer ces poutres qui sont lourdes.

Cordeau traceur, mètre, décamètre, niveau laser on rentre dans la minutie du traçage où il faut porter toute son attention à sa bonne réalisation. De ce traçage dépendra la bonne mise en oeuvre de la maison. Niveau, équerrage, contrôle par triangulation, c’est de la géométrie appliquée.                                                             

Les poutres “muralières” 14ml de long, 300m/m haut, 58 m/m épaisseur.pict0704-1.jpg Ces poutres constituent l’ossature primaire de la dalle. Fixées sur les plots béton elles assurent l’équerrage et la rigidité, elles supporterons aussi les murs . Sur ces poutres, vient se fixer les étriers métalliques qui supporteront les poutres kerto intermédiaires.

                                                                                                                                 Poutres muralières

            

La remorque logistique indispensable

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Élément important: la remorque aménagée pour le stockage des outils, permettant un rangement dans le style: “Une place pour chaque chose et, chaque chose à sa place.”

 

                                


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                         Evolution de la dalle bois

 

 

 

Enfin, après la pose du pare vapeur, vissage de l’OSB constituant le plancher de la dalle.

Cette période de vacance permet d’avoir sur le chantier tous les jours le groupe des autoconstructeurs, accompagnés pour certain par des parents. Résultat le chantier avance à grand pas.pict0716.jpg

Profitant du “creux de la dalle”, passage des canalisations, alimentation et vidange des fluides, puis remplissage avec de la laine de roche dans toute l’épaisseur.

 

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