Futuroscope, journée du patrimoine


Ce vendredi 14 septembre le parc avait invité les poitevins, dans le cadre de la journée du patrimoine, à rencontrer Denis Laming, architecte qui a conçu les bâtiments du parc de l’image.

Denis Laming travaille actuellement en Chine et aux Émirats. Il a reçu le 24 mars 2007 à Pékin le Prix Apollo - prestigieux prix chinois décerné par le Ministère de la Construction pour récompenser son travail en urbanismedéveloppement durable et architecture. Il est le premier étranger à avoir reçu ce prix honorifique.

Aujourd'hui, Denis Laming développe les "villes vertes" en Chine. les énergies renouvelables, la sensibilisation des populations et les visions innovantes de Denis Laming vont voir le jour en 2010. Les chantiers de ces villes démarrent.

Il apparaît, frèle, appuyé sur sa canne dans une tenue décontractée, et souhaite la bienvenue aux personnes présentes:
<<Quand en 1983, le Président Monory m’a invité à venir voir le site sur lequel il avait en projet de construire un “parc du futur”, face à cette étendue de champs cultivés, le défi était de taille !
Monory, un visionnaire, un homme de conviction et de progrès qui, fier du patrimoine historique de la Vienne, souhaitait ajouter à ses trésors d’architecture romane, à l’ancrage du département dans l’histoire, un site tourné vers l’avenir. Son projet: un parc s’ouvrant sur les technologies nouvelles (en 83, internet et les produits dérivés n’en étaient qu’à leur balbutiement) comprenant un site ludique (le futuroscope) et un site d’accueil aux technologies de pointe (la technopole) tournés vers l’intelligence et le savoir (et savoir faire)
C’était forcément un projet ambitieux et d'avant garde, les critiques n’ont pas manquées, mais droit dans ses bottes, face au vent debout, il avait raison, l’ensemble du site en est la preuve.
Mais en tant qu’architecte urbaniste, restait à mettre tout ça en équation !
Pour ce qui est du futuroscope où les attractions sont tournées vers l’image, il fallait prendre en compte la spécificité de cette orientations. Des salles propices à la projection de films, utilisant les techniques les plus avancées en la matière, incluant des écrans hors norme et des espaces fonctionnels imposés par cette technologie novatrice, et tout ça dans un confort optimum pour les spectateurs. Restait à habiller ces bâtiments, leur donner un “look” d’avant garde, les intégrer dans un espace urbanistique. L’ensemble du site s’intègre dans un espace ayant la forme d’une oreille “à l’écoute de l’univers”.
Le premier bâtiment qui sortira de terre est cette structure dominée par une boule, figurant le levé du soleil sur l’univers.pict1325.jpg

Viendront ensuite le Kynémax qui est un défi aux lois de la pesanteur et demandera des prouesses d’exécution tant aux entreprises concernées qu’aux fournisseurs (St Gobain n’avait jamais jusque là été confronté aux problèmes que posait cette architecture.) Des façades en surplomb, des panneaux de verre non étanches laissant passer la pluie mais lui conférant une légèreté à l’ensemble.pict1326.jpg
Aujourd’hui encore, soit 25 après l’ouverture du parc au public, il n’a pas connaissance d’un site comparable dans le monde et il sait de quoi il parle alors qu’il initie des projets en Chine, dans les émirats etc ...








La soirée se poursuivait par la visite des coulisses des salles de projection avec les explications des techniciens  sur le matériel et les films utilisés

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Le Kinémax

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Une orielle ouverte sur le monde

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